ao4ZUp-Us6kCrEK_68KcO5braWhRTHjzW3dJWtYmVQA

Tout pile, quinze ans.
C'est l'âge de la fougue, des poils aux endroits qu'on n'avait pas envisagés, des émotions maximisées et de l'envie de croquer la vie à pleines dents en se disant bien que les autres n'ont rien compris et qu'on sera plus fort. Quinze ans, c'est le bel âge ... quinze ans, c'est l'âge d'UNE VIE DE TTO aujourd'hui.

Voilà donc quinze ans que j'ai commencé à coucher sur le papier virtuel tout un tas de considérations très dispensables mais qui demeurent, pour la plupart. Oh, elles ne demeurent pas parce qu'elles sont encore lisibles, elles demeurent parce qu'elles correspondent encore à l'esprit qui m'animait lorsque je les ai couchées sur le papier. Songe aussi que ces quinze dernières années ont été le théâtre de choses auxquelles je n'aurais jamais cru si l'on m'en avait parlé lorsque j'ai choisi le nom de cet endroit.

"UNE VIE DE TTO" ... Tto, tu le sais, c'est mon pseudonyme, donné par mon frère et qui demeure même s'il est sujet à diverses interprétations vocales le faisant passer de Tito à Tétéo et j'en passe. J'avais déjà raconté de quoi il retournait ici ... Par ailleurs, j'ai souvent expliqué que cela ne s'appelait pas "LA VIE DE TTO" parce que j'ai toujours pris le parti de ne parler que d'une partie de ma vie, certaines choses devant rester dans l'ombre [le dernier problème ayant justifié de mon absence de ces derniers jours servant de démonstration au fait que c'était salutaire], à l'instar de ma trombine que j'aurai réussi à masquer pendant quinze années. Bref, l'ambition initiale du bulletin paroissial parlant de moi, ma vie et ma vision des choses aura donc perduré pendant quinze ans.

Ah oui, c'est vrai que je te dois une réponse, confirmation ou clarification [appelle cela comme tu le veux]. Est-ce que tu es en train de lire le dernier billet d'UNE VIE DE TTO ? Est-ce que le glas du quinzième anniversaire va sonner de façon fatale ? Est-ce que je vais avoir trouvé les ressources et moyens de continuer en risquant d'être l'ombre de ce que je m'étais promis d'être sans jamais me compromettre dans la facilité [dont la liste de jaloux et contempteurs raillent le fait que j'y succomberai régulièrement, en en faisant pas le quart de la moitié d'ailleurs] ? Tant de questions qui vont trouver une réponse unique aujourd'hui ...

Il faut dire que la réflexion a été menée, j'ai pesé le pour et le contre, je me suis rappelé tout l'intérêt de l'exercice mais aussi tout le poids de celui-ci a fortiori lorsque l'on écrit tous les jours. Ce que tu lis est le 5.505ème billet d'UNE VIE DE TTO. Pour un garçon comme moi qui aime le chiffre 5, je t'avoue que la tentation est grande d'y voir un signe. Je me suis souvenu de rencontres avec certains courageux qui ont eu le tact et l'opportunité de provoquer l'incarnation. Certains sont restés des ami(e)s proches, d'autres se sont éloignés à raison du fait que nos univers sont moins synchrones. Et puis, il y a eu ceux qui m'ont blessés : les promesses jadis proférées se sont révélées creuses, les relations fortes creuses, les emportements gênants sinon toxiques et tu peux mettre un nom derrière ceux qui sont visés ici et dont j'ai choisi de ne plus évoquer le nom dans cette colonne puisqu'ils ne font plus partie de ma vie, définitivement [dans la mesure où ils n'ont pas eu le courage de s'excuser ou s'expliquer]. A côté de cela, j'ai eu la chance d'avoir des échanges passionnants avec certains, de nouer des liens dont la robustesse ne se dément pas aujourd'hui encore malgré les années et la distance. J'ai pu avoir aussi des controverses mais j'ai toujours souhaité que le débat puisse avoir lieu de sorte que j'ai bien trop de doigts pour compter les commentaires censurés [en réalité, un seul l'a été, celui de Zolimari le 20 décembre dernier].

J'ai toujours dit que je ne faisais pas UNE VIE DE TTO pour être populaire ou faire du clic, pour draguer ou monter un personnage qui ne serai pas moi. Je ne joue pas un rôle et tout ce que j'ai raconté ici a été vrai au point que j'ai assez de doigts pour éventuellement renier ce que j'ai pu écrire. Si certains écrits ont pu blesser et servir de justification à un procès en sorcellerie, qu'importe : ils demeurent parfaitement fidèles à ce que je suis. Même dans l'outrance d'une prétendue infatuosité, c'est un peu moi étant toutefois précisé qu'il est vraiment stupide de me résumer à cela ou d'y croire foncièrement.
J'ai maintenu UNE VIE DE TTO sur un rythme quotidien parce que j'aimais cela, parce que j'avais besoin d'écrire tous les jours pour marquer l'empreinte de cette époque épique sur moi. C'est un journal intime qui n'a le sens de ce qualificatif que parce qu'il m'oblige à me livrer. Le partage général et sans limite [puisque je te rappelle que le contenu de mes écrits s'adresse au plus grand nombre] ne procède pas du journal intime au sens commun, mais c'est finalement l'orientation prise ces dernières années qui m'a guidé jusqu'à aujourd'hui. Faire moins un journal de l'époque et davantage un journal intime.

Cependant et malgré toutes les vertus de cette démarche, l'investissement personnel est aujourd'hui important et est apparu trop important dernièrement. conjugué au fait que j'ai perdu pied voire même que j'étais "au bout du rouleau", UNE VIE DE TTO a été une contrainte et un poids dont je n'avais pas besoin en plus. Générant également d'autres problèmes et une attaque d'une violence inouïe, j'y ai vu le symptôme de ce que quelque chose n'allait plus. Si j'écris vite et que j'ai l'esprit agile pour trouver des angles et des sujets, j'ai été assez fatigué au point de me dégoûter de ce qui me plaisait jusqu'à présent. Ce n'est pas que je n'ai plus rien à dire [la sex-tape de Gastambide, des éditos comme des tranches de vie], c'est surtout que je ne veux pas renier avec les principes et remplir pour remplir [tu as les bonnes backrooms pour cela].

Donc ... je me suis dit que ... tout bien considéré et parce que me décevoir serait pire que tout et mourir à quinze ans c'est trop jeune, UNE VIE DE TTO va continuer mais subir quelques changements. Des changements de grille à compter de la semaine prochaine, des changements techniques aussi, des changements d'axe et d'angles encore, et enfin des changements d'approche que tu noteras toi même prochainement sans qu'il soit nécessaire de les souligner.

Tto, toujours là