Point de suspension

Si cela n'est pas un craquage de bonne facture, cela y ressemble.

Dépité et essayant tout ce qu'il peut de maintenir ce qui tient encore, Zolimari [qui est ma dernière bouée] m'implore de me calmer, supplie que la raison revienne et essaye de gagner du temps. Oui, tout est question de temps en ce moment ... le même qui me fait dire que tout est insupportable, y compris l'effondrement de moi-même que je lui fais subir.

S'il n'en est pas encore au stade de l'anéantissement, l'écroulement et l'affaissement est indéniable, indubitable, incontestable. La goutte d'eau qui fait déborder le vase déjà trop plein n'était pas une goutte et les effets n'en sont que plus ravageurs. A force d'essayer de résister aux attaques de panique, je m'épuise. A mesure que les mots semblent me calmer, je dérouille d'autant plus quand je retombe dans les affres du doute et de l'oppression.

Dimanche matin, Zolimari a théorisé que je suis terrorisé parce que je vois la vague arriver. Je pense, plus exactement, que je me suis pris la vague et que, depuis, j'essaye simplement de remonter à la surface et de maintenir ma tête hors de l'eau. On imagine trop souvent que je suis plus fort que je ne le suis en réalité ... parfois égoïstement parce que c'est pratique, parfois naïvement parce que je suis un excellent comédien.

Dans ce contexte et moins d'une semaine après la rentrée de cette bulle d'oxygène qui m'est toujours autant vitale, j'ai pris la décision nécessaire de suspendre mes écrits quotidiens parce que je n'en ai plus la force ni l'énergie nonobstant le fait que j'ai tellement de choses à dire. Ce serait trop dur et je dois, à présent, me concentrer sur l'essentiel : tenir.

Je suis probablement à l'aube de décisions importantes, de choix radicaux ou que sais-je encore. 
A regret, je vais donc te laisser dans un certain silence et je reviendrai quand je le pourrai. Porte-toi bien lecteur, je vais m'employer à essayer de faire de même.

Tto, qui se protège comme il peut