jeudi 3 avril 2008
Y en a Ladesou !
Je suis vachement théatre en ce moment je trouve ... Et, il y a peu, j'ai décidé de me jeter dans une pièce de boulevard ... de chez boulevard !
En musardant chez Zut-il-pleut [que j'adore], il a parlé d'Oscar [si si, ici !!!] et en le lisant ... j'apprends que la divine Chantal Ladesou est à nouveau sur scène, sur les plances ... bref, mon sang ne fait qu'un tour : Voir Chantal est devenu une priorité.
Ainsi donc, en cherchant un peu, je dégote deux billets demi-tarif en première catégorie ... et nous voici partis pour une folle épopée au Gymnase ... dans Oscar dont j'avais un vague souvenir de funessien.
Tu aimes le boulevard, lecteur théatreur ? Ben, tu vas être servi. Mais avant, quelque smots sur la distribution. C'eût pu être blindé de fils/fille de puisque le félon neuilléen avait pour ambition de faire partie de la distribution avant que Papa Président ne lui préfère un avenir de conseiller général des Hauts de Seine. En gros, Jean Sarkozy était attendu mais a décliné ... les volte-faces, il aime. Résultat ? A sa place, on se prend le fils Sardou ... Davy Sardou duquel j'envisageais le pire et bien ... finalement ... non. Limite, je suis agréablement surpris et je conçois que les cours de théatre dispensés par Pacino [que Pôpa a bien fait de lui payer] ont porté leurs fruits. A côté, y a la fille Tapie ... Sophie. Sans grande envergure. Y a aussi Vincent Moscato ... surprenant parce que comique en définitive ...
Et sinon ? Ben, Bernard Farcy [le commissaire de "Taxi" ... pour situer]. Comme un Diesel, il monte en puissance ... assez lentement mais quand il est chaud, c'est parfait, ça roule. Un zest de contenance, un soupçon d'english touch, un brin de cynisme ... bref, il colle pas mal au personnage et surtout, il en fait 15.600 tonnes de moins que De Funès qui n'en pouvait plus de hurler et grimacer.
Et puis ? Chantal Ladesou !!! Formidable, surjouant à plein tubes, elle en fait des kilotonnes, elle se pastiche elle-même ... elle irradie de bonheur toute la salle à faire trainer ses répliques ... Je ne suis même plus client ... je suis mega fan, je suis tout à elle ! Elle est géante. Si tu ne connais pas Chantal Ladesou, tu loupes coco. Et pour la peine, je t'invite à aller regarder "Les Amazones" [le 1 et le "3 ans après"] où elle est divine !!!
Sinon ? Ben, c'est super agréable comme pièce. Des lourdeurs de temps en temps, une réactualisation du texte un peu maladroite des fois mais dans l'ensemble ... assez jubilatoire. Et puis ... ça ne crie pas dans tous les sens, les portes ne claquent pas forcément, les insuffisances de telle ou tel sont gommées par une mise en scène assez enlevée ... une belle soirée moi je dis !
Tto, 3 coups sinon rien
jeudi 13 mars 2008
Décalage horaire
Entre les ch'tis, le gaulois qui fait de l'olympisme et divers block-busters américains pop-cornisants [voire niaiseux], le choix fut un peu délicat à plus forte raison quand les liens du sang initialement envisagés furent retirés de l'affiche [pour des raisons inexplicables d'ailleurs]. Alors, avec Yuri, on a décidé de la jouer anachronisme et donc en plein hiver d'aller s'envoyer l'heure d'été.
L'histoire, tu la liras en bas mais elle a suscité mon intérêt ne serait-ce que parce qu'en ce moment, je suis réceptif à cette thématique ... le départ. Bref, nous voila partis pour un Assayas. Je plante immédiatement le décor : c'est pas le film de l'année et je veux qu'on m'appelle Marcel si Assayas récolte une dizaine de Cesar l'année prochaine avec ce long métrage.
Le début est très séduisant, dynamique, enlevé, un peu d'ironie, des situations que l'on a tous connu et puis ... comme une bougie qui manque d'oxygène, la flamme s'affaiblit ... Passé le décès de la mère tutélaire qui n'est rien d'autre qu'une charpente salutaire d'une famille qui se décompose sous le poids des égoïsmes de chacun forgés par la vie, ça s'effrite ... ça fonce dans le mur.
L'image est belle, comme souvent chez Assayas encore qu'un peu plus de douceur dans les contrastes lumineux du film m'eut davantage convenu. La distribution est bonne mais je commence vraiment à avoir un sérieux problème avec Charles Berling. Sa posture systématique de quadra presque quinqua un peu mal dans ses pompes et tourmenté me gonfle un peu. C'est certainement le fait que je l'ai vu dans ce registre coup sur coup très beaucoup dans plein de films. Cette impression de déjà vu ... et en plus, présentement, il est moyen pas crédible. Binoche est blonde mais bonne .. détachée, laissant
suggérer tout un passif avec sa mère. Renier [ci-contre avec Olivier Assyas, Jérémie Renier, c'est le blond] est bien et je dirais même qu'il vieillit bien ... mais j'ai toujours aimé Jérémie Renier depuis "Les Amants Criminels" [comment il est bien ce film ... très sensuel, très violent, très angoissant, très sexuel, ... très !]. Donc, c'est bien, ça s'agrège bien mais le scénario est un peu faiblard sur la durée ... transformant finalement ce film qui démarre bien en une revue muséographique un peu lassante.
Parce que voila le problème ... reste au final l'idée qu'on se prend une deuxième partie de film très musuéale qui contentera peut-être un bobo passant son temps au café de Flore ... mais au bout d'un moment, ça gave ! C'est dommage parce qu'à l'occasion du décès de la femme-charpente précitée, il y avait matière à illustrer la perte de l'être disparu, le vide laissé par les souvenirs encombrants à plus forte raison lorsque chaque objet rappelle son histoire, son parcours et évoquent quelques secrets de famille ... C'est ça qui m'ennuie un peu dans ce film : un peu gâché, le matériau était si riche.
Néanmoins [t'as remarqué, j'ai pas mis "Nonobstant"], tout cela résonne en moi ... l'idée du départ étant assez prégnante en ce moment mais je m'en ouvrirais très bientôt ... histoire d'avoir un le temps de structurer ce que j'ai dans la tête à ce sujet. Et puis bon, la famille qui se croit structurée et qui implose un peu ... je sais tellement que je suis en plein dedans et que la mort de mes parents se traduira tellement de la sorte que l'on comprend que, malgré les réserves exprimées, j'ai de l'affection pour ce film. Et puis ... j'étais avec Yuri ... c'est pas rien !!!
Tto, encore à l'heure d'hiver
L'HISTOIRE : C'est l'été. Dans la belle maison familiale Frédéric, Adrienne, Jérémie et leurs enfants fêtent les 75 ans de leur mère, Hélène Berthier, qui a consacré toute son existence à la postérité de l'oeuvre de l'oncle, le peintre Paul Berthier. La disparition soudaine d'Hélène, quelques mois plus tard, les obligera à se confronter avec les encombrants objets du passé. Cette famille, à l'apparence si heureuse, va-t-elle pouvoir rester unie ?
mardi 26 février 2008
Paris ... relevé

"Un film ca... cathédrale" ... c'est ainsi que les critiques n'ont cessé de qualifier "Paris" ... le nouveau Klapisch, tant attendu.
L'avantage avec Cédric Klapisch, c'est que l'on sait toujours à peu près où l'on met les pieds ... et généralement, si tu n'es pas dans le coeur de cible du surdoué de l'Ecole Lumière, le visionnage d'un de ses films s'apparente à un chemin de croix, long, couteux et pénible. Personnellement, je dois correspondre à ceux que Klapisch veut toucher ... puisque je ne subis pas ses films [je ne les ai pas tous vus]. Mais là ... un film cathédrale avec une distribution si séduisante, embobinée par un Klapisch en forme ... ben, j'ai aimé ... forcément.
L'histoire [que tu liras en bas] ? Il n'y en a pas à proprement parler ... c'est plus un fil d'Ariane que le réalisateur t'invite à ne pas lacher pour te balader dans le quotidien de ces parisiens vivant dans des univers si différents et pourtant mitoyens ... tellement mitoyens que la porosité de leurs existences a pour effet de les rendre totalement perméables ... et ainsi les malheurs des uns sont un peu les tristesses des autres.
L'angle choisi [un jeune homme qui va mourir] m'a rappelé "Le temps qui reste" et forcément, ça vrille un peu le regard sur le quotidien ... sur le dérisoire de l'envie de Romain Duris de vouloir coucher avec quelqu'un pour (peut-être) la dernière fois, sur la puanteur d'âme de la boulangère [désopilante Karine Viard ... drôlissime], sur les névroses misérables d'une Juliette Binoche qui peine à comprendre qu'elle gâche sa vie, sur la lente reconquête d'un Dupontel en mal de résurrection, sur un Gilles Lellouche balourd et lourdaux mais foudroyé, sur un Lucchini tellement à la recherche de lui-même que la perte de son père [au début du film ... rassure-toi, je ne te raconte pas grand chose] n'est qu'un tout petit épi-phénomène ...
C'est ce que j'aime chez Klapisch ... Cette banalité du quotidien qui touche juste à chaque fois ... cette ivresse du truisme qui résonne en chacun tellement on a tous vécu un peu de ce qui arrive sur l'écran ... Sauf pour le dernier tiers du film, le rythme est enlevé ... le dernier tiers justement traînant un peu trop en longueur à mon goût, peut-être pour figurer l'agonie dont il eût été souhaitable qu'elle ne soit pas accentuée à ce point.
Vas voir "Paris", lecteur cinématographeur ... 2h10, certes mais de vrais moments succulents, des belles répliques, de beaux jeux d'acteurs [même Duris pour lequel j'ai souvent des réserves], une vraie émotion ... au moment où [sans que cela doive t'inquiéter outre mesure ... mais nous en reparlerons] je pense pas mal à la mort.
Tto, capital
L'HISTOIRE : C'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film.
Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.
jeudi 21 février 2008
Juno, sexually active

Parce que je ne peux rien refuser à D, j'me suis fait une séance cinoche-film d'auteur à tendance indépendant US ... bref totalement un truc qui plait forcément à Télérama [grrrr] et à France-Inter [re - grrrrr]. [Euh, je parle des Inrocks ? Non ... tout le monde s'en fout ... et tout le monde a bien raison !]
Nous voila donc partis dans un Fox Searchlight Movie [division moins commerciale que la 20th du même nom] et en VO, s'il te plait .... Voici, Juno !
L'histoire ? Comme d'hab, tu iras lire en bas mais elle tient sur une boite de test de grossesse. C'est de cela dont il est question. Juno est enceinte et gère ça avec un détachement confondant mais pas si étonnant pour une gosse de 16 ans.
Que te dire ... L'actrice principale est super, gouailleuse, fraiche, la distribution est assez impeccable [j'aime beaucoup la copine de Juno et la gaucherie de son mec qui ne l'est pas tout à fait].
La zizic est franchement appropriée, venant au soutien d'un montage pêchu et couillu ... difficile de s'endormir ou de décrocher un peu ... Et puis, comme d'hab, des petites trouvailles dans ces petits films qui valent mille fois mieux que les sous-merdes asterixesques [que je n'irai pas voir ... c'est certain] ripolinées d'effets spéciaux ayant pour vocation de masquer le désert artistique nauséabond du film ... Bref, c'est plein de plans sympatiques, de dialogues aux petits oignons, de seconds rôles regorgeant de richesse ... C'est beau, innoncent par moments, assez juste ... et ça touche à l'universel : l'arrivée d'un enfant, la crise d'un couple qui ne cesse de croire que tout est rattrapable alors que c'est déjà fini, la famille, les amours adolescentes, etc ...
Juno est en route vers les Oscars ...
Tto, qui préfère Juno à Gérard Juno [bouh que c'est mauvais ça ...]
L'HISTOIRE : Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C'est ainsi qu'un jour où elle s'ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.
Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé. Avec l'aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d'adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage...
mercredi 30 janvier 2008
Le point sur Fabrice

Robert a un problème ... sa taper un spectacle d'intello de gauche lisant et rebondissant sur de l'auteur classique ou contemporain hyper Téléramaesque ... Et là, lui qui aurait préféré se gratter les couilles devant un match de foot ou 'L'île de la tentation" ... évidemment, le fossé est abyssal et confine même à la faille de San Andreas.
Robert, c'est l'ami de Fabrice, celui qu'il sait présent dans la salle de chacun de ses spectacles ... le pauvre mâle désoeuvré qui est là pour faire plaisir, qui est aussi à l'aise dans cette noble assemblée théatreuse qu'un zeste de talent chez un candidat de Star Academy ... sa présence est improbable et c'est cela qui fascine Fabrice depuis près de 20 ans ... Robert est fantastique.
Tout en exubérances mais aussi en profondeurs, Fabrice lit et s'amuse avec son public. Il lui impose des carricatures [pas frocément toutes très heureuses parce que trop appuyées], lui inflige un début de spectacle abrupt fait de Roland Barthes ou Paul Valéry, le balade dans les méandres de son esprit foisonnant d'anecdotes et citations à propos, se rit de spectateurs à la superficialité désuète, joue avec quelques traits d'actualité ... en gros, il est Luchini et fait du Luchini. Mais à la différence d'un plateau de télé où il surjoue à mort comme chez Fogiel ou Ruquier parce qu'il faut faire de l'efficace rapidement quitte à devenir sa propre carricature, il a du temps et prend son temps.
Sous des apparences destructurées, le spectacle est parfaitement construit au point même qu'il a prévu une interruption [certains diront respiration salutaire] ving minutes après le début du spectacle pour laisser entrer les retardataires. La poésie, le sentiment amoureux, le rire et son caractère excluant, la rencontre avec Roland Barthes, les mots, la solitude, le couple ... la liste est finalement très longue mais jamais rébarbative et surtout d'un contenu étourdissant de profondeur et d'exactitude.
Les idées fusent, les mots sonnent comme des horloges suisses stupéfiantes de précision ... et ça fait du bien de s'élever un peu, de se dire que derrière une citation d'une banalité a priori affligeante, s'ouvre un espace collossal ... Que dire de plus que lorsque deux personnes ont envie de construire quelque chose entre elles arrivera toujours le moment, l'une et l'autre et l'une pour l'autre, où "on demande des modifications". C'est vertigineux ! Tout autant est vertigineux l'idée que, finalement, être amoureux, c'est attendre ... C'est prodigieux.
Je n'oublie pas non plus la narration de Chrétien de Troyes ... qui permet à Luchini de raconter son premier film de Rohmer "Perceval le Gallois" ... C'est drollissime, à pleurer de rire ... On est dedans, on voit la scène et on saisit tout le décalage résultant de l'insolite de la situation. Est également à se tordre de rire sa rencontre avec Roland Barthes ... récit à l'occasion duquel il réussit à faire déclamer à la salle plus de 5 fois "Assieds-toi sur ma bite et causons" ... et c'est là que l'on se rend compte qu'instinctivement, on ne déclame jamais cette phrase sans honte ni malaise ... Bon, au bout de cinq fois et parce le metteur en scène Luchini a réussi à faire passer l'idée que tout est dans la nuance et dans la façon de prononcer ces sept mots, la morale judéo-chrétienne est terrassée.
Au passage, Fabrice se moque de ses spectateurs et de leurs singularités désopilantes ... c'est si bon ...
Un conseil ? Si l'opportunité t'es offerte d'y aller, je t'encourage à aller passer du temps et te rendre compte que tu n'es pas un Robert et que tu es "Welcome" comme il dirait
Tto, gagnant / gagnant
jeudi 29 novembre 2007
Elu produit de l'année

Pour une fois, j'vais pas te parler d'un film [ouh la la, j'en ai plein en retard mais je crois qu'ils vont passer à la trappe ... le dernier Woody Allen est pas mal mais sans plus, voila] mais d'un concert. Eh oui, telle la VIP moyenne à tendance branchouille de la mort ... ton tto avait rendez-vous avec la nouvelle star de la sanson ... the Christophe Willem, le produit de l'année [et c'est tellement vrai ...], au Bataclan.
Jeudi donc ... rendez-vous dans la salle du boulevard Voltaire. Je ne t'explique même pas l'expédition dans la totomobile en ces périodes de grève ... une heure pour rejoindre le Magenta en partant de la rue de Chateaudun [euh normalement, tu gères ça en un petit quart d'heure ... à tout casser] ... heureusement, j'ai trouvé la place de rêve à l'entrée de la place de la République ... un vrai petit bonheur ... Me restait donc quelques minutes pour rejoindre la salle et la bonne âme qui m'accompagnait ce soir là.
Evitant la première partie [forcément totalement dispensable], j'arrive dans la salle surchauffée [oh bon dieu qu'il faisait chaud ... et puis moi dans cette jungle de femelles survoltées, j'arrive en cravetouze avec mon gros manteau d'hiver de jeune cadre dynamique ... je te raconte pas comment je dénote ... mais j'aime bien], plongée dans le noir alors que le Monsieur première partie en finit de sa roucoulance, m'installe à ma petite place [oui les deux premiers soirs, le concert était placé ... je préfère] et hop, on attend la tortue !
Il arrive et il enflamme la salle ... dès la première chanson, une meute de jeunes filles [enfin, tout est relatif. Curieux d'ailleurs de voir la moyenne d'age de la salle ... je ne m'attendais pas à croiser des gens d'un age plus avancé que celui d'une pleureuse de 15 ans ... y avait une petite mamie de 85 ans, des sexas, des quinquas et des quadras] se précipite sur le devant ... libérant opportunément des places enivables sur le rang où nous étions installés ... et du coup, j'en ai profité pour m'installer bien mieux !
Le début est une compil' des sansons les moins biens ... et puis arrive le moment où Christophe se transforme en dancing machine et la scène devient une boite de chez boite remisant les Queen et autres Palace au rang de vieilles salles de spectacles. Super mega bien ... Belle performance vocale, comme d'habitude, de celui qui il y a 2 ans était inconnu. Ce soir là, Christophe W [de son vrai nom Christophe Durier] était en forme et très bavard : il n'a pas arrêté, en entracte de chaque chanson, de discuter avec la salle, de faire un coucou à sa prof, à des amies ... bref hyper humain et accessible, pas vraiment le melon et totalement simple au point que cela en est charmant. En plus, la nouvelle star a beaucoup d'humour et sait être touchant !!! Bon, touchant ... oui ... mais quand pour une chanson triste, il est pris d'un fou rire et qu'on ne l'aide pas trop dans la salle puisqu'on rigole comme des baleines, la tortue a du mal ... et ré-entonne pour la cinquième fois le même air ! Un vrai bonheur avec en plus un côté soirée de copains qui est méga sympa.
Le concert a duré près de 2h30 [contre 2h au départ ... mais quand je te dis qu'il était bavard !!] et c'est un bien joli moment que j'ai passé en retennant ce qu'une spectatrice qu'il a fait monter sur scène lui a dit ... "Enfin le chanteur qu'on attendait" ... Euh, juste pour la zizic, Christophe est super bien accompagné e les zicos sont plus qu'impeccables !!!
En gros, en 2008, je crois que j'y serai encore à l'Olympia ...
Tto, quand je serai grand je serai Bee-Gees
mardi 2 octobre 2007
Cours Jason, cours !!!

Allez, je vais te mettre à contribution lecteur cinocheur ... Avant de continuer à lire les lignes qui suivent, tu vas lancer la zizic qui est juste en dessous là ... Je t'en prie, vas-y et je commence juste après [euh, si ça marche pas, j'y suis pour rien ... hein ?]
Jason Bourne est de retour et le moins que l'on puisse dire, c'est que le dernier épisode de la saga [que je te conseille vivement de revoir juste avant d'aller voir celui-ci] lui est resté en travers de la gorge et ça ne passe pas ! D'ailleurs, ton esprit affûte et toujours brillant notera assez rapidement que ce troisième opus est la suite assez immédiate de l'épisode précédent.
Pas de spoiler en vue, je ne vais pas te dire grand chose, histoire de préserver l'efficacité des nouvelles aventures d'un Matt Damon au meilleur de sa forme dans les habits de Jason Bourne qui commence à en avoir plein les couilles de ne pas savoir qui il est et d'où il vient. Ça lui prend bien la tête et il a décidé d'en découdre et de faire tourner les marionnettistes de sa vie dans leurs caleçons voire plus puisqu'affinités.
Ne rien te dire, c'est conserver l'efficacité te disais-je ... oui, le mot qui me revient depuis que j'ai vu ce film [1h58], c'est bien celui-là ... EFFICACE. Tu rentres assez rapidement dans l'intrigue, pas le temps de chercher telle ou telle raison superfétatoire au récit ou au devenir de certains ... on va vite, Jason Bourne est pressé et énervé. Comme tu as pu le lire ici ou là, la scène de la gare est formid', le montage est redoutable, la lumière est belle [mais franchement, pas le temps d'apprécier tellement la succession de plans est intense par moments]. Les personnages sont cadrés, très installés dans le récit en plus ce qui n'enlève rien, la dynamique est irrésistible ... et tout nous amène à une belle maîtrise des rôles. J'ajoute que les méchants sont bien méchants, pas de déceptions. Comme l'araignée moyenne, le scénariste tisse la toile de l'épilogue à mesure que Jason court, que les vertèbres craquent, que les complots s'échafaudent, que les loups se dévorent les uns les autres ...
Une critique néanmoins [ben oui, difficile de croire que je n'ai rien à dire de péjoratif !!!] : l'accumulation de scènes filmées à l'épaule gave un peu à la fin ... l'impression de vitesse et d'action qu'elles sont censées accentuer finit à force de répétition par fatiguer ...
Parce que c'est une saga, tu retrouveras des clins d'yeux aux épisodes précédents [pas seulement quelques flash-backs, des plans qui sont les mêmes, des détails rigolos et marrants, et ... chut, j'peux rien te dire]. Si j'ai un conseil à te donner, vas-y et prépare-toi, la fin est assez fabuleuse ...
Tto, sévèrement bourné
L'HISTOIRE : Jason Bourne a longtemps été un homme sans patrie, sans passé ni mémoire. Un conditionnement physique et mental d'une extrême brutalité en avait fait une machine à tuer - l'exécuteur le plus implacable de l'histoire de la CIA. L'expérience tourna court et l'Agence décida de le sacrifier.
Laissé pour mort, Jason se réfugie en Italie et entreprend une lente et périlleuse remontée dans le temps à la recherche de son identité. Après l'assassinat de sa compagne, Marie, il retrouve l'instigateur du programme Treadstone qui a fait de lui un assassin et l'a condamné à l'errance. S'estimant vengé par la mort de ce dernier, il n'aspire plus qu'à disparaître et vivre en paix. Tout semble rentré dans l'ordre : Treadstone ne serait plus qu'une page noire ? une de plus - dans l'histoire de l'Agence...
Mais le Département de la Défense lance en grand secret un second programme encore plus sophistiqué : Blackbriar, visant à fabriquer une nouvelle génération de tueurs supérieurement entraînés. Jason est, pour le directeur des opérations spéciales, une menace et une tache à effacer au plus vite. Ordre est donné de le supprimer. La traque recommence, de Moscou à Paris, de Madrid à Londres et Tanger...
samedi 25 août 2007
Give me 4
Le problème avec les héros de comics d'enfance, c'est que quand on est marmot, on en fait un univers tellement subjectif que, soit le retour, soit la transposition par d'autres d'aventures ou de personnages qui nous accompagnés, est forcément décevante.
Et pourtant, j'adoore les 4 fantastiques ... c'est presque ce que je préfère chez Stan Lee !
Récemment, j'ai vu le premier opus. J'étais donc hyper motivated pour aller voir les 4 batailler dur contre le surfer d'argent ... bataille épique et homérique promise.
Bah, c'est pas si mal ! Alors, oui, je sais qu'en disant, ça veut tout dire et que ça laisse envisager toute la complaisance dont j'ai pu faire preuve au regard de ce que je vous ai expliqué en introduction. Soyons clair : c'est un pop-corn movie ! Donc, ceux qui chercheraient encore des teintes propres à Igmar Bergman, des directions d'acteurs à la Piallat ou que sais-je encore ... c'est pas tout à fait la bonne adresse. Ici, on est là pour que ça fasse boom boom dans tous les sens et que le feu d'artifice soit limite permanent. Une chose est claire : le second opus démarre lentement, très lentement ... trop au goût de certains et je peux les comprendre.
Mais après ... ça s'arrange. Bon évidemment, c'est du Hollywood marketé à donf ... donc, welcome les trucs emphatiques du genre "Vous savez, si on n'est pas capables de se rassembler, le monde va mourir" ou autres "Sans les uns les autres, nous ne serions rien" ... C'est affligeant, c'est à pleurer, c'est limite à vomir mais ... ça bouge partout. Si le silence est d'or, le surfer est d'argent [une plastique si sculpturale que ça n'en peut plus] et il n'est pas venu montrer ses abdos et ses fesses rebondies pour satisfaire les mirettes des terriens faussement bodybuildés ... il est là pour nous en foutre plein la tête !
De bons effets spéciaux [sauf un], des images sympas, des acteurs qui ont plus de place [Chris Evans toujours autant Chris Evans, Jessica Alba est très Cosmopolitain avec tous les sujets cruciaux que ça suppose ... mais Mr Fantastic, perso, j'y arrive pas ... je maintiens qu'il y a une super erreur de casting !!!] que dans le premier ... en gros tout ça se tient pas trop mal.
Au final, ça se regarde gentiment ... Evidemment, on connait la fin après le générique de début, oui y a bien une ouverture sur un troisième ... mais on ne va pas voir les 4 fantastiques pour en savoir plus sur le devenir de la canopée équatoriale.
Tto, bizarement enthousiaste
L'HISTOIRE : Alors que le mariage de Mr Fantastic et de la Femme Invisible s'annonce comme l'événement de l'année, un mystérieux Surfer d'Argent surgit de l'espace et provoque d'étranges phénomènes sur la Terre.
Rapidement, les 4 Fantastiques vont découvrir le dessein secret de cet être aux pouvoirs surprenants et la menace qu'il fait peser sur notre planète, mais ils vont aussi voir ressurgir leur ennemi juré...
Face au danger, amis et ennemis vont devoir unir leurs forces comme jamais...
Cuisine et distrayances
Une chose est claire : je n'avais pas envie du tout d'aller voir cette histoire gnan-gnan derat qui veut être plus cuisto que Bocuse et je voyais déjà l'histoire ruisselante de bons sentiments et la success-story inéluctable qui devait tomber sur les spectateurs ...
Une chose est claire : je me suis trompé sur quelques points.
Une chose est claire : c'est un bien agréable moment que l'on passe à suivre les aventures du rat héros qui sera un jour un bon grand cuisto !!
Evidemment, comme à chaque fois, je vais faire le grincheux ... Déjà, que les américains de Pixar en soient encore à considérer que les parisiens roulent encore dans des bagnoles des années 50 alors que le film se déroule de nos jours je pense avoir compris ... bof ! En plus, on n'échappe pas au sempiternel quart d'heure larmoyant de la séparation de l'équipée sauvage : et la musique appuie bien fort, et je te tartine tout ça de bons et gras sentiments avec tout plein de dialogues pas du tout fatalistes du genre "tu sais, un rat sera toujours un rat" ... limite "que peut-on contre la fatalité lorsque celle-ci s'acharne sur la destin" ... Ca reste pénible et définitivement, ça me gonfle ! [c'est d'ailleurs un avatar que Pixar avait presque évité dans "Les Indestructibles"]
Naturellement, on s'arrange sur quelques petites choses scénaristiquement parlant ... L'action démarre à la campagne et hop, un petit égout-toboggan type Aquaboulevard aidant, on est en plein Paris !!
Mais bon ... comme pour un bon plat, l'essentiel n'est finalement pas là : ce n'est pas parce qu'un ingrédient ne plait pas qu'il ne faut pas apprécier les qualités de l'assiette dans son ensemble. L'animation est impeccable et même à la limite du parfait tant les mouvements de Remy sont stupéfiants [à part une ou deux fois ... mais bon ...]. Le montage est bigrement efficace même si je ne peux pas dire comme d'autres que je suis tout de suite rentré dans le film. Le scénario est un peu cousu de fil blanc [non non, la fin n'est pas si surprenante que ça !] mais regorge de dynamisme ce qui rend les effets attendus pas si indigestes [vous avez vu le champ lexical de ce billet ? Fameux n'est-il point ??].
Bref, on passe un bon moment apétissant ... limite à avoir envie de se mettre derrière les fourneaux histoire de ... Bon de là à avoir un rat, non !
Tto, miam
samedi 18 août 2007
Collection Arlequin de bonne facture
Lellouch or not Lellouch ... Longtemps, j'ai considéré que l'on était loin de l'itinéraire d'un enfant gâté et que tout ce battage fait autour des films du cinéaste précité, c'était un peu tout ça pour ça avec ce snobisme affiché des pro-Lellouch qui n'hésitaient pas déclamer avec suffisance et fatuité que la France avait elle aussi son Woody Allen [ce qui, entre nous, est tout sauf un compliment de mon strict point de vue ...].
Pour être totalement honnête, je peux avouer qu'un seul Lellouch m'a plu. C'est "Tout ça pour ça" dont je n'oublie pas non plus les longueurs et les écarts insupportables a fortiori lorsqu'on prétend donner des leçons de cinéma ... M'enfin, le profane que je suis ne peut pas comprendre le génie ...
Autrement dit, la perspective d'aller voir le nouveau Lelloouch n'était pas teintée d'un vigoureux enthousiasme comme vous pouvez l'imaginer. Certes, la critique qui avait l'habitude d'éreinter le pauvre Claude était curieusement complaisante voire presque laudative. Bigre ...
Alors bon, parlons-en de ce film ... Ben, c'est pas mal voire même plutôt bien même si les travers de Lellouch persistent et deviennent totalement insupportables. Cela étant, le scénario est pas mal, la direction d'acteur se tient, la distribution est correcte [Fanny Ardant est très en deça de ce qu'elle sait faire ... pas bon ça une Fanny Ardant qui fait du Fanny Ardant], le montage est lent [ben oui, c'est du Lellouch], la musique est [comme souvent chez Lellouch] trop présente même si elle est bien trouvée le plus souvent. Sinon, les dialogues sont bien écrits, le trait est globalement trop appuyé sur quelques personnages mais tout cela est sauvé par un scénario que Lellouch arrive à bien servir de façon à nous emporter dans l'intrigue ...
Juste une réserve : j'aurais arrêté le film avant la fin [qui a dit "après le générique du début" ? Mais nooooon ...]. Après le suicide, c'eût été plus mature ... après, ça fait réchauffé et on a vraiment l'impression qu'on doit être trisomiques pour que Lellouch s'autorise à nous expliquer par l'image ce que tout le monde a déjà compris ... M'enfin, il connaît son public de prédilection ... [cruel ? Nooooon ...]
Dominique Pinon est impeccable, il tient le film presque tout seul ... tour à tour énigmatique, gauche, drôle, séduisant. Audrey Dana est exaspérante [c'est son rôle qui veut ça] au point qu'on a vraiment envie de lui donner des grosses baffes histoire de lui demander de bien vouloir sortir de son château de guimauve rose ... mais l'actrice est prometteuse. Ah si, un dernier truc : Serge Moati est définitivement pas un bon acteur ...
Tto, soulagé
L'HISTOIRE : Judith Ralitzer, femme fatale, auteur à succès, est en quête de personnages pour son prochain best-seller. Un tueur en série vient de s'échapper de la prison de la santé ! Huguette, midinette, coiffeuse dans un grand salon parisien, va changer leur destin. Il y a des rencontres plus fatales que d'autres...












