une vie de tto

une vie de tto, chroniques nombrilistes d'un trentenaire metrosexuel

dimanche 23 septembre 2007

La première fois que ... ce furent les derniers coups de fils

1ERE_FOISBEST_OFPour la petite histoire, ce billet était un test et préfigurait ce qui allait donner lieu à la série dominicale des PREMIERES FOIS [série qui redémarre la semaine prochaine]. J'ai trouvé que l'essai fut plutôt réussi et c'est ainsi que je me suis lancé dans ce que vous connaissez et que vous pouvez retrouver dans Ma vie, mon oeuvre ... ces tranches de vie que j'essaye de vous raconter du mieux que je peux ...

Ce qui parût sous le titre "Derniers coups de fils" est l'épilogue de l'histoire d'un neveu qui aimait tendrement sa tante et qui reste inconsollable depuis son départ ...
C'est ici.

Tto, toujours dévasté

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samedi 22 septembre 2007

Salut les p'tits clous

BEST_OFLa boite de Pandore a été ouverte ... au motif premier qu'il faut faire danser Lambert ! Ah, j'vous jure, que ne faut-il pas comme dévouement pour exhumer des mélodies envoutantes et teintées de top 50, pour subir les sons métalliques et synthétiques des claviers de culbutos désarticulés qui beuglent souvent plus qu'ils ne chantent, pour comme Pascal Sevran sortir du formole des chanteurs et des chanteuses rafistolés comme ils peuvent ... M'enfin, si ça fait danser Lambert ...

La nouvelle saison s'annonce terrible [j'ai trouvé des petites perles de toute beauté !] mais avant, vous avez le droit de vous remémorer les roquettes déjà balancées ... Enjoy et entrainez-vous pour le trémoussage ... ça recommence la semaine prochaine.

Tto, 80's VJ

Ici : 1) Véronique JANNOT "Aviateur" - 2) Jean-Luc LAHAYE "Djémila des Lilas"
Ici : 1) PETER & SLOANE "Besoin de rien, envie de toi" - 2) Felix GRAY "La gitane" - 3) ALPHAVILLE "Big in Japan"
Ici : 1) Pia ZADORA & Jermaine JACKSON "When the rain begins to fall" - 2) BALTIMORA "Tarzan boy" - 3) SABRINA "Boys boys boys" - 4) SPAGNA "Easy lady"
Ici : 1) WHAM "Wake me up before you go" - 2) Bonnie TYLER "If you were a woman" - 3) JACKY & LIO "T'étais où ?"
Ici : 1) A-HA "The sun always shines on TV" - 2) ZABOU & Arnold TURBOUST "Mademoiselle Adélaïde" - 3) PACIFIQUE "Quand tu sers mon corps"
Ici : 1) Michèle TORR "J'en appelle à la tendresse" - 2) Richard GOTAINER "Le youki" - 3) Karen CHERYL "Les nouveaux romantiques" - 4) SOPHIE & MAGALY "Le papa pingouin"

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vendredi 15 septembre 2006

Les titres de messages auxquels vous avez échappé

Dans quelques heures, une vie de tto reprendra son rythme de croisière.

Pour le dernier regard dans le rétro ... je me suis dit que j'allais vous donner un aperçu de ce à quoi vous échappâtes !

Quand je bâtis un message, il faut trouver un sujet (ça ça va, j'ai suffisamment à faire pour trouver une idée fréquemment), le ton, une originalité dans le propos, une image si possible histoire d'éviter le côté tas-de-charbon que certains billets présentent malgré tout ... Oui, mais il faut aussi trouver un titre. Aie aie, c'est là que ça se corse comme dirait I-MUVRINI. Ben ouais, il faut vous donner envie de lire tout de suite, résumer habilement le contenu du message, oser un jeu de mot pourri ... bref c'est un boulot d'alchimiste tous les jours. Alors si certains messagessont super réussis avec des titres de la mort qui tue mortellement ... d'autres se contentent d'un titre lapidaire du genre "J'vais pas bien", "Tous des cons", "N'importe quoi".

En général, j'essaye de faire de la recherche ... tant et si bien que certaines fois, tel le Dr Frankenstein, j'enfante de l'immonde, l'insupportable : le titre nul ! Voici donc une petite sélection de ce qui a failli être publié mais ... j'ai renoncé.

Les conneries c'est comme les tournées de pastis, ça marche par deux
Plus on pédale moins fort, moins on n'avance plus vite
Les capotes sont cuites
Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer
On tombe toujours du côté où on penche
L'ennemi est bête, il croit que l'ennemi c'est nous, alors que c'est lui
Il ne faut jamais jouer à saute-mouton avec une licorne
La nuit tous les chats sont au lit
Ronfler, c'est dormir tout haut
S'il n'y a pas de solution c'est qu'il n'y a pas de probleme
Tousse pour un... Rhume pour tous

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jeudi 14 septembre 2006

Ben oui, t'es quand même un peu narcissique ...

Billet publié le 30 mai 2006 :

Encore une fois ... une confidence sur l'oreiller qui me plonge dans un émoi particulier ...

MOI ???!!!??? NARCISSIQUE ???!!!???
Une solution : je me jette sur le dictionnaire ... Qu'y lis-je ?

NARCISSISME, subst. masc.
PSYCHOL. Amour excessif (de l'image) de soi, associant survalorisation de soi et dévalorisation de l'autre, habituel chez l'enfant, courant chez l'adolescent, compensatoire chez l'adulte. Vous verrez comme il sera (...) content d'être regardé! Tous ces nains sont atteints de narcissisme (BOURGET, Némésis, 1918, p. 217). On peut critiquer les écrivains de profession, dénoncer leur narcissisme (MAURIAC, Bâillon dén., 1945, p.436):
PSYCHANAL. Investissement de la libido sur le Moi (qui est point de départ et de retour des investissements sur les objets d'amour extérieurs) et effort visant à rendre les actes et les représentations du sujet conformes aux images idéales du Moi. Aussi peut-on considérer le narcissisme comme un raté plus que comme un refus de socialité, une sorte de raté au départ même de l'élan (MOUNIER, Traité caract., 1946, p. 486). L'équation est classique: narcissisme = enfance = innocence = sanctification (P. DOMMERGUES, L'Aliénation dans le roman amér. contemp., Paris, Coll. 10-18, 1977, p. 180).
Narcissisme primaire, primitif. Stade précoce de constitution du Moi, précédant l'amour des autres. La quatrième année connaît une étape de narcissisme primaire (MOUNIER, Traité caract., 1946 p. 144). L'artiste créateur trouve un compromis qu'il arrache au narcissisme primitif (MOUNIER, Traité caract., 1946 p. 659).
Narcissisme secondaire. Repli défensif de la libido sur le Moi, consécutif à une perte d'objet d'amour extérieur. Pour Freud, le narcissisme secondaire ne désigne pas seulement certains états extrêmes de régression; il est aussi une structure permanente du sujet (LAPL.-PONT. 1967, p. 264).

Et bien, je veux pas dire ... mais ça ne colle pas du tout ! Ce n'est pas parce que j'ai pris une ou deux photos de moi pendant une semaine qu'automatiquement je m'aime de façon irraisonnée ... N'importe quoi d'abord ! En plus, tous les machins sur la libido et tout le tintouin ..., inepte je vous dis !
N'importe quoi ! J'suis pas narcissique et puis voila ! Alors maintenant, si je fais attention à ce que je mange pour ne pas devenir obèse, on va me traiter d'anorexique refoulé, si je dis à un garçon qu'il est plutôt pas mal ... que je suis un homo qui s'ignore, si je lis Libé ... que je suis de gauche à tendance bobo, si je regarde un match de foot pendant le Mondial ... que je suis un fouteux un peu beauf, si je m'énerve sur ce genre de remarques ... que je deviens très intolérant ...

Vous voyez bien, c'est grotesque, ça ne marche pas !

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mardi 12 septembre 2006

Temps troublés entre liberté d'expression et respect des cultes

Billet du 3 février 2006 :

t_caricature_discorde2Chacun apportant aujourd'hui sa contribution à la cacophonie ambiante, rien ne m'oblige ni ne m'interdit d'en faire autant et de revenir sur le dernier avatar religieux du moment : les caricatures du prophète.

D'emblée, je tiens à saluer le coup journalistique très fort (peut-être le dernier) de France-Soir qui s'est payé une campagne de publicité à moindres coûts en embrasant la question sur l'autel de sa survie. Cela étant, le mérite d'un tel choix éditorial réside dans le fait que l'on en parle et que certains masquent tombent.

"Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas" disait Malraux. Force est de constater qu'il avait vu juste à ceci près qu'il semble que nous n'ayons pas le choix : cinq années après le début de ce nouveau siècle, j'en viens à me demander si l'alternative est toujours d'actualité. En effet, la question religieuse est omniprésente et s'habille des oripeaux mal phagocytés du communautarisme pour se trouver poussivement une légitimité dans le débat français (qui reste, malgré tout, un pays laïc). En somme, on en a parlé, on en parle et on va continuer à en parler jusqu'à forger définitivement l'armature du, tant attendu par certains, choc des civilisations autrement appelée Guerre mondiale de religion.

Quid des caricatures incriminées ?
Si l'on part du postulat raisonnable qui consiste à dire, avec tolérance, que la religion musulmane est une religion comme les autres, on doit pouvoir en déduire qu'elle ne peut prétendre à plus de droits qu'une autre telle le catholicisme, le judaïsme ou encore le bouddhisme.

Dans cette mesure, les musulmans pratiquants peuvent se prévaloir des mêmes chefs d’offuscation que leurs homologues protestants, taoïstes et autres.

Ainsi, compte tenu du fait que nous vivons encore dans un état de droit (apparemment), l’atteinte portée à un culte par quiconque qui aurait blessé les pratiquants du culte considéré est condamnable.

Est-il besoin de rappeler les condamnations relatives aux publicités BENETTON, les interdictions de publication de certains ouvrages à caractère diffamatoire, les films outrageant les convictions de certains, etc.

Le fait est que nous disposons d’un ensemble de moyens établis destinés à permettre à chacun de faire juger que le comportement de tel ou tel est offensant. Encore faut-il avoir le courage de s’adresser à la Justice de ce pays plutôt que de jeter l’anathème sur tel ou tel, en jouant des gros bras ou en appelant à la guerre sainte.

Les caricatures incriminées par le vif débat mondial de cette semaine relèvent, pour ce qui concerne ce vieux mais beau pays, du droit de la presse et pourraient justifier que les responsables du culte musulman en France saisissent alors le Tribunal de Grande Instance compétent du chef de diffamation par voie de presse.

Pour celles que j’ai pu voir ou lire (dont celle qui est reproduite à la une de France-Soir), je ne vois pas en quoi l’offense serait à ce point insupportable qu’il faille embraser tous les foyers encore chauds d’affrontements cultuels.

J’entends par ailleurs dire que l’outrage est constitué dès lors que les dessinateurs ont représenté le prophète Mahomet. Cet argument serait recevable s’il s’était agi d’une publication musulmane à diffusion stricto sensu musulmane. Or, nous vivons dans une société laïque, multi-confessionnelle au sujet de laquelle il est toléré qu’il y ait différentes conceptions des choses.

Au surplus, j’observe non sans inquiétude, que cela reviendrait alors à dire que ce que la religion musulmane interdit doit être interdit dans toute la société considérée, nonobstant le fait que ladite société soit laïque et/ou que cela heurte les convictions personnelles d’autres membres de cette société qui ne se retrouveraient pas dans le précepte coercitif dont s’agit.

Il n’en est pas question.

Nous sommes ici dans une sphère publique qui peut s’affranchir des interdits religieux lesquels sont censés s’arrêter à la frontière de la conscience individuelle. Naturellement et pour garantir le libre exercice de cette même conscience individuelle, l’exercice de caricature (celui qui nous préoccupe aujourd’hui) est encadré et ne doit pas être offensant ni attentatoire aux convictions des uns et des autres.

Tout cela est, en somme, une mise en œuvre de la tolérance dont chacun se réclame curieusement.

Le problème est que, s’agissant des religions et des phénomènes religieux, les positions sont marquées et les antagonismes se creusent très rapidement annihilant alors tout dialogue pour laisser la place au fondamentalisme le plus violent, le plus irraisonné et le moins éclairé. J’en profite également pour noter que les plus fervents fondamentalistes n’ont même pas pris la peine de se pencher sur ce qu’ils déclarent abhorrer. L’exemple le plus clair reste celui de Monsieur RUSHDIE, dont le livre " Les Versets Sataniques " n’avait pas été lu par tous les croyants qui avaient juré la mort de l’auteur sur la base de ce qu’il avait écrit mais qu’ils n’avaient pourtant pas lu ! Dans d’autres jargons, on appelle cela de l’embrigadement ou du fanatisme.


En conclusion, il est à craindre que ce nouvel avatar démontre à quiconque que certains enragés dogmatiques prennent à nouveau le prétexte grossier du blasphème pour se rassurer sur leur fond de commerce déjà bien prospère. Ces fous furieux que l’on rencontre dans tous les camps ont cette caractéristique commune de fonctionner de la même manière : jouer les pieux croyants outragés et n’avoir alors plus d’autre choix que de faire justice au nom d’un Dieu dont ils ignorent la complétude du message qui lui est prêté, ne préférant ériger en dogme intangible que ce qui les arrange et que ce vis à vis de quoi ils pourront profiter rapidement pour accroître leur confort ou opprimer davantage leurs prochains (ce qui revient un peu à la même chose).

Par ailleurs, la liberté d’expression n’autorise pas les journalistes et caricaturistes à traiter tous les sujets sur un même pied d’égalité, et notamment le phénomène religieux dont on sait qu’il est particulièrement exacerbé.

Cela étant, il ne faudrait pas comprendre de ma dernière remarque qu’il ne faut pas parler de l’Islam et de son prophète. Bien au contraire, il faut en parler et en parler encore de façon à lever le voile (!!!) sur un sujet craint et sanctuarisé au motif qu’il attise les passions. Mais il faut en parler avec rigueur et une implacable rationalité, coupant alors le cou aux jusqu’au-boutistes illuminés qui sont toujours prêts à inonder les esprits faibles de leur propagande honteuse et liberticide. Le gage d’un progrès de l’humanité sur ces braises ardentes restera le trait juste qu’il soit celui d’un journaliste ou celui d’un caricaturiste …

" Judaïsme: Religion des juifs, fondée sur la croyance en un Dieu unique, ce qui la distingue de la religion chrétienne, qui s'appuie sur la foi en un seul Dieu, et plus encore de la religion musulmane, résolument monothéiste. " Pierre DESPROGES

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lundi 11 septembre 2006

Impact

Billet du 27 juin 2006 :

Ca y est. C'est officiel, je sais compter jusqu'à 31 ! Autant vous dire que je vais me mettre sur ce même 31 (arf arf arf) pour détailler celui avec lequel je vais cohabiter cette année ...

31En fait, y a plein de choses à dire sur 31.
Déjà, c'est le nombre qui correspond au département de la Haute-Garonne (la belle affaire !).

31 est :
- impair (comment j'suis fort !),
- le premier permutable (bien bien bien ...),
- un auto-nombre (c'est à dire que xy + x + y ne donne jamais 31 ... ça vous en bouche un coin ça ! Moi aussi pour tout dire ...)
- le nombre premier jumeau avec 29 (dans votre prochain brunch, vous allez vraiment passer pour un prix Nobel),
- un nombre de Mersenne (ne me demandez pas à quoi ça sert ... c'est un truc de matheux),
- un nombre triangulaire centré, un nombre pentagonal centré et un nombre décagonal centré (comment je vous impressionne ... mais ne me demandez pas ce que ça veut dire ... j'en sais fichtrement rien)
- la somme des carrés de quatre nombres premiers (2²+3²+3²+3². Trop la classe)
- un nombre chanceux d'Ulam (on dit merci à Google qui vous renseignera sur ça)

31, c'est aussi le nombre de jours de 7 mois du calendrier (complètement fou !), c'est aussi un vieux jeu de cartes.

Mais saviez-vous qu'il y a 31 sons dans la langue française ?
Saviez-vous qu'à Rome il fallait avoir 31 ans pour devenir édile (magistrat romain qui, comme le préteur, assumait de nombreuses tâches: il était chargé de l’inspection des bâtiments publics, de l'organisation et de la surveillance des jeux publics, de la direction des fêtes, des approvisionnements, de la police et de l’entretien de la ville) ?
Saviez-vous que l'être humain a 31 paires de nerfs rachidiens (issus de la moelle épinière) ?
Saviez-vous qu'une once de métal précieux pèse ... 31,104 g ?
Que l'angle apparent de la lune est de 31,67° ?

Bah maintenant, oui !

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dimanche 10 septembre 2006

Fondamental

Billet du 22 janvier 2006 :

Comme j'avais commencé à vous le dire vendredi, samedi était un jour important mais un jour nécessaire !

En effet, un déjeuner avec un grand témoin de mon histoire était programmé.
Je ne serai pas celui qui vous écrit aujourd'hui s'il n'avait pas été là, s'il n'avait pas pris le temps de m'appuyer, s'il n'avait pas fait la preuve de sa bonté en ces temps ténébreux et troublés.
Ainsi, il n'y a qu'une chose à faire : le remercier ... tout simplement mais le plus sincèrement possible.

Il reste et demeure, pour moi, la preuve qu'il y a encore une raison d'espérer de l'homme. Mais des personnes de sa qualité sont tellement rares ...

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samedi 9 septembre 2006

Et vous ... qu'en pensez-vous ?

Billet du 19 avril 2006 :
Le mois du Bambou Magique est le prétexte à parler de choses légères ayant rapport avec le sesque, le désir et tout ce qui va avec.
Pour autant, on peut parler de sexe en abordant des sujets de fond, des sujets graves qui ont pour intérêt de replacer quelques cases à leurs justes places.

Aussi, je viens de lire un truc intéressant sur le blog de Ron l'infirmier (que vous pouvez parcourir à l'adresse suivante :
http://ron.infirmier.free.fr/modules/news/article.php?storyid=881)

Je vous livre le contenu in extenso de son message :

Marie, 47 ans, mère de Marco, 21 ans, tétraplégique.

" J’ai commencé à masturber Marco il y a deux ans, après une émission que j’avais vue à la télé Suisse, un soir, par hasard. Nous étions tombés dessus, tous les deux, et il m’avait demandé simplement, au coucher, si je pouvais réfléchir à ça.
J’avais été très choquée, bien sûr, sur le moment, très très choquée, oui, j’avais rougi, j’avais hoqueté, bafouillé une bêtise, fermé la porte de sa chambre et puis j’étais revenue en m’énervant un peu, en lui criant dessus et il m’avait calmé d’une phrase :
- Mais enfin, maman, nous avons bien regardé la même émission ?

Il n’en a pas reparlé le lendemain matin ou les jours suivants mais je sentais bien son regard insistant, limite accusateur, comme si j’avais soulevé un lièvre que je voulais désormais enterrer. Ne plus jamais évoquer ce sujet.
Ca ne cadrait pas du tout avec mes belles paroles sur la vie, sa vie, ses désirs, sa sexualité, ses choix.
Je suis un peu soixante-huitarde, moi, vous savez, un peu fofolle, j’ai été éduquée à la très cool dans une communauté, j’ai eu plein d’amants, plein, je ne suis pas très bien sûre du père de Marco parce qu’à ce moment-là j’avais deux copains différents, double possibilité de tomber enceinte et que je n’ai jamais cherché à savoir ni à les revoir.
J’ai eu Marco, je l’ai élevé seule, nous avons eu une vie tranquille, on est montés à Paris, on a eu l’appart par une amie qui était partie vivre au Canada, moi j’ai trouvé l’emploi à la mairie au service culturel et Marco a toujours été facile à vivre, un gamin sans histoire, scolarité tranquille.

Non, l’accident de scooter a tout changé mais pas tant que ça, il y avait de l’amour, il y en a eu encore plus après, peut-être paradoxalement que nous nous aimons plus fort avec l’accident parce que nous savons à quel point nous sommes connectés.
Marco n’a jamais aimé que ce soit d’autres personnes pour la toilette, pour les soins, pour les repas et moi je n’aime pas le confier à des gens que je ne connais pas, à des soignantes pour qui il ne sera qu’un bout de viande à nettoyer dans une matinée de boulot.

On a continué notre vie mais à la maison, moi j’ai pris le mi-temps et lui il a pris les cours par correspondance, l’internet dès qu’on a pu, moi j’ai appris le piano dans sa chambre et la peinture après, lui il assistait à tous les cours et il m’engueulait quand je n’avançais plus ou quand j’oubliais d’une semaine sur l’autre les gammes apprises avec le prof.
(Elle rit)
Bien sûr on a parlé de sexe à la puberté et pas qu’un peu, il était en retard à ce niveau et il a eu les premiers poils assez tard et moi j’étais même inquiète pour lui parce que je me demandais si la tétraplégie lui causait pas un retard hormonal ou psychologique de je ne sais quoi, j’en ai lu des ouvrages, des pages et des pages de conneries neurologiques mais non, il a eu sa puberté et on a parlé de sexe mais de façon très naturelle, très désexualisée en fait je me rends compte maintenant, on parlait de sexe comme je lui aurais appris la couture, avec la méthode et les bon tuyaux mais sans jamais passer à la pratique.

Enfin, moi j’ai pas de tabous sur le sexe et j’étais fière de pouvoir en parler à mon fils parce que ça me semblait la moindre des choses vu que finalement mes parents qui m’avaient plus ou moins fait vivre une vie de libérée, lorsqu’on avait parlé de sexe et de perdre ma virginité, là ça avait été la guerre des tranchées et mon père se retrouvait finalement confronté à la vision de sa fille dans les bras d’un homme et là le flower power et les années peace et le no future on interdit rien, enfin, tu vois les conneries de gauche classique, enfin donc on disait plus que c’était cool tout ça quand sa propre fille allait se faire sauter.

Moi, je m’étais dit " avec Marco, ça sera jamais dans l’interdit, dans le déni, dans le coincé du cul (elle rit), ce sera dans le sain et le détendu, on va lui dire que c’est beau, c’est naturel, que faire l’amour c’est aussi vital que bien manger ".

Et tu penses bien qu’après l’accident de scoot, moi, sa sexualité, je l’ai un peu occultée, l’important c’était de se réapprendre un quotidien autour de sa chambre, de son lit, de se faire un projet de vie basé sur ses nouvelles capacités limitées et de rêver un peu à ce qu’on pouvait atteindre, plus à ce qu’on voulait atteindre. Vouloir, quand on est tétra, c’est bien mais faut être réaliste, moi je dis, parce que quand tu réalises au pied de l’escalier que la volonté elle suffira pas à te le faire monter, ben tu arrêtes de rêver au haut de l’escalier et tu passes par le côté, finalement.

L’émission elle a un peu tout chamboulé parce que Marco, d’un coup, il a compris que sexuellement, il pouvait lui aussi avoir des désirs et les satisfaire et et qu’il pouvait même en tirer du plaisir. Il savait qu’il pouvait bander, enfin, bander, je n’aime pas le terme, il savait qu’il avait des érections et qu’elles duraient souvent à le faire souffrir, mentalement et physiquement, mais surtout il a pris conscience qu’il avait le droit de les avoir et de les utiliser.
De les intégrer à sa vie de tétra, de construire un projet de vie avec, comme avec son pouce gauche qui est le seul organe qu’il mobilise, comme avec son souffle, qui lui permet d’utiliser la souris vocale, comme avec son gros pouce du pied, qu’il arrive à contracter on sait pas comment et qui lui sert à m’appeler en urgence quand la sonnette du haut ne marche plus.

Là, Marco il voit l’émission et il me dit :
- Maman, j’ai des douleurs le matin tellement je bande et des fois, je sens que je t’en veux, que je t’agresse, que je suis désagréable avec toi parce que j’ai toute cette énergie en moi, toute cette frustration qui doit bien sortir, qui demande qu’à sortir et qui peut pas alors qu’elle devrait, pour mon bien-être. Maman, il faut que quelqu’un me le fasse, j’y ai droit.

On a cherché une professionnelle, dans un premier temps, oui, une pute, c’est ça, mais nous n’étions absolument pas confortables avec l’idée de payer une travailleuse du sexe pour satisfaire mon fils, il y avait un côté bourgeois Haussmannien que je n’aimais pas, un côté " je laisse le sale boulot à une petite main " et puis je me suis dit, un matin, comme ça, j’avais les mains dans la merde, la merde de mon propre fils, je me suis dit " ma fille, si tu peux lui torcher le cul depuis sept ans, et ben tu peux lui donner le plaisir qu’il a le droit d’avoir sans passer par une pute, parce que ça ne le mettait pas à l’aise plus que moi, tu vois, cette nana. "

Après on a eu la phase où il s’est demandé s’il était pas un peu homosexuel mais non, ça a duré une semaine (rires) alors j’ai dit ouf, parce qu’alors là, on aurait trouvé qui, en main rugueuse, pour venir le masturber à la maison, vas-y, toi, j’allais pas demander à mon ancien patron de venir, c’est le seul gay que je connais et il a pris des photos de Marco à la maternité non mais t’imagines le binz ?


On a notre petit rituel, enfin, son petit rituel m’a conseillé de penser la psy, plutôt (oui, j’en ai parlé à ma psy qui n’était pas pour mais qui en a vu d’autres et qui ne dit plus rien maintenant), oui c’est son petit rituel.

Je le masturbe tous les mardis, tous les jeudis, plutôt le matin, au réveil, il aime ça, avec de l’huile de massage que j’achète chez Sephora, une petite huile odorante qui aide le décalottage et qui lui permet de jouir en quelques minutes. On ne dépasse pas les cinq minutes pour éviter que j’attrape le tennis-elbow (elle rit) et puis parce que j’ai aussi autre chose à faire, après.

Une fois qu’il a fini, je le laisse quelques minutes tranquille puis je reviens, je le couvre d’une serviette, je lui sers le petit-déjeuner et après, je le lave à la toilette, comme d’habitude. Nous n’en parlons jamais, jamais.
C’est devenu un soin comme un autre.

Parfois, je me prends le walkman et je regarde la télé, lui il ferme les yeux et moi je pense à autre chose, des fois je l’entends crier " Maman, arrête, c’est fini, arrête, tu gâches tout ! ".

Parfois, je regarde par la fenêtre. Il est beaucoup mieux dans sa peau depuis que nous le faisons, en tout cas, beaucoup mieux. Je veux qu’il soit heureux, équilibré, oui, je veux qu’il se sente bien.
Et je ne me pose pas de questions.
Moi, quand je veux être bien, il me suffit de prendre le métro et d’aller au yoga et après je vais lire au Parc Monceau.
Ca, mon fils, il ne peut pas le faire.
Je l’ai mis au monde et c’est ma responsabilité. "


Propos recueillis par Ron, Avril 2006.

En voila une belle question éthique, de société voire morale ? Et en voila un joli débat qui peut s'amorcer par voie de commentaires sur ce message ou sur le blog de Ron ...

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vendredi 8 septembre 2006

Complètebent balade !

Billet du 13 février 2006 :

Rien à voir avec ude expédition dans des champs ...
Aucun lien avec un bedu gastronobique de fast-food ...

Cobbe le chantait Serge Laba, j'suis balade !

A plus tard si je survis ...

Ps : Vous saviez que Cécile de Bédibus (la plante verte blonde de Cauet) et Cyril Lignac (le cuisto hyper branché hype) étaient ensembles ? Il parait même qu'ils ont embédagé. Ouh la la, d'ici à ce qu'ils se fassent des bisous sur la bouche, y a pas des kilobètres ... Mais bon, tant qu'ils ne dorbent pas dans le bêbe lit, tout va bien. Cela dit, j'suis d'accord avec vous : on s'en fout !

Bode sebaine
Bode journée
Bonjour

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jeudi 7 septembre 2006

On n'y pense pas assez ...

Message du 8 janvier 2006 :

Ainsi que j'en avisais Félicie ce midi (vous allez voir la profondeur de nos discussions philosophiques du dimanche), la nature est curieuse et joueuse ...

Seuls les chats peuvent se gratter les oreilles avec leur queue ... C'est vrai que ce n'est pas donné à tout le monde. J'en connais que cela arrangerait bien ...

... sous vos applaudissements !!!

A plus tard, une galette des rois est prévue this afternoon. Je remets donc mon titre en jeu ! En super track maxi cash bonus, une photo de la Liçouille :

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