"Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille." disait Jacques Chirac et j'ai déjà expliqué qu'il n'est d'autres solutions que de se ranger à ce triste constat. Quand ça commence, ça ne s'arrête pas. Pourtant, j'espère sinon implore une pause tant le début de semaine aura été nourri en la matière. Regarde ...

Lundi matin, je me ets à mon poste, sur ma jolie chaise en allumant mon PC et là, on m'intime l'ordre de changer mon mot de passe. Diantre, je tente de passer outre sauf que voilà, je me fais bloquer en bonne et due forme. Bien bloqué même au point que je capitule et je tente de changer ce mot de passe. Ah oui mais voilà, la Compagnie chérie a décidé [en m'ayant averti depuis 15 jours, il faut le reconnaître] que le format changeait et qu'il fallait désormais être un peu plus inventif pour garantir la sécurité. Sauf que les règles du nouveau mot de passe, elles sont dans mon PC justement ... et si je me souviens qu'il doit falloir des majuscules et des minuscules, je n'avais pas compris qu'il ne faut employer mon prénom, le nom de mon employeur ni ... de caractères spéciaux [oui, alors que tout le monde en demande, là non]. Bref, je me suis énervé pendant une bonne vingtaine de minutes jusqu'à ce que j'appelle le support technique qui, incrédule, m'a demandé pourquoi cela bloquait [avec cette condescendance qu'on ne referra pas] en me lâchant au final toutes les conditions du nouveau mot de passe. J'apprendrai plus tard que certaines ne figuraient pas sur l'avis de changement et que je ne pouvait donc pas les deviner. Donc là déjà, une demi-heure de perdue ...
Mais ce n'est pas fini parce qu'ensuite, il faut le temps que le nouveau mot de passe se synchronise avec le reste et là j'ai vécu l'enfer [demandes de reboot en tous genres, profils inconnus ici et là, répertoires qui sautent] ... bref, ce n'est que vers 13h que je suis parvenu à, enfin, retrouver un semblant de poste de travail. J'adore ...

Depuis plusieurs jours, l'écoulement de l'évier de la cuisine laissait à désirer de sorte que nous avons acheté le petit bidon de déboucheur qui va bien et que dimanche soir, on a procédé à l'opération. Résultat ? Lundi midi, tandis que je fulminais encore, j'ai constaté que rien n'avait changé d'un poil. Envoyant donc un texto à Zolimari, je lui explique que ça va devenir compliqué et que, finalement, ce n'est pas si étonnant que la machine à laver le linge ait provoqué une petite inondation dans la cuisine. Du coup, je me motive à trouver une solution au problème dans la soirée ... démonter le siphon et tout ce qu'il m'est possible de démonter pour investiguer le problème. Lundi soir donc, me voilà transformé en plombier qui manipule les tuyaux [tu me diras, le rôle n'est pas tant de composition]. Je dévisse, je constate qu'il y a deux trois trucs pas terribles dans les conduits mais rien qui ne justifie le bouchon. Rentrant du boulot à des heures excédant le couvre-feu, Zolimari me trouve dans cet état et nous constatons qu'il n'y a pas trop de solution. Je remonte tout comme il faut puisque Zolimari décide de faire une seconde tournée de déboucheur. Sauf que ... je n'ai pas dû remonter exactement les choses comme il faut : mardi matin, c'est l'inondation dans la cuisine alors qu'il venait de remplir juste une carafe d'eau. Au réveil, c'est génial.
Ma mère m'expliquant qu'en dépit de toutes les précautions, elle peut venir nous aider [à quoi faire ?], je démonte tout le mardi midi et je m'applique à surveiller les joints. Nickel ... après une bonne heure de mécano, tout est rentré dans l'ordre et cela ne fuit plus. Reste le bouchon ... et là, je me souviens de ce que mes parents m'avaient expliqué : parfois, de l'eau brûlante ça aide. A 17h, je fais bouillir quatre à cinq litres d'eau bouillante et zou ... figure-toi que le bouchon a sauté et que tout va bien.

Dans l'euphorie et parce que c'est le bazar, deux bouteilles ont été cassées et il a fallu laver tout le sol en essayant de ne pas marcher sur du verre.
Ah oui, j'oubliais, les informaticiens n'ont rien trouvé de mieux que de passer une mise à jour sur les postes de travail mardi matin ... 45 minutes d'écran bleu parce que la télédistribution "était un peu lourde". Je ne vais pas dire que cela m'a achevé mais ça m'a confirmé que j'étais sur une bonne série.

C'est tout ? Ah non, depuis jeudi dernier, c'est le concert de perceuses et de discussions d'ouvriers dans l'appartement du dessous où il ne va pas tarder à y avoir un emménagement. C'est un vrai concert ce qui est très pratique quand tu as des visio et des conférences téléphoniques toute la journée. "Oh mon pauvre, je te plains" m'a lancé ma chef à laquelle j'ai rappelé qu'au printemps, c'étaient les travaux du parking qui avaient permis de goûter au plaisir des marteaux piqueurs et odeurs de goudron. Et j'en passe sur les voisines qui se baladent dans les parties communes sans masques, qui refont le monde avec des mômes qui hurlent dans les escaliers [mais elles, elles ne les entendent pas] ou les portes qui claquent à tout bout de champ. Je sens que ça monte ... et que je ne vais pas tarder à jouer encore le vieux con.

Et nous ne sommes que mercredi ...

Tto, un tantinet agacé