Source: Externe

Il t'arrive comme à moi de passer des mois pourris, des semaines difficiles, des journées pénibles ... Ce n'est pas ici que je vais te rappeler les tornades successives auxquelles j'essaye benoitement de faire face avec les meilleures résolutions du monde [et dont je suis encore capable]. Depuis la semaine dernière, j'en bave puissamment parce que la frénésie redoutée de la fin de l'année teste, s'il en était encore besoin, quelques digues déjà bien fragilisées. Mais là, ce matin ... cela a été un festival.

Après qu'on m'ait informé avant neuf heures que la réunion du Comité Exécutif de ce soir pose un problème dans l'agenda du DG parce qu'il a rendez-vous pile à la même heure avec un ministre très en vue et que donc tout le monde se demande si on maintient [sachant que je ne vois pas bien comment on pourrait surseoir compte tenu du menu déjà annoncé], il a fallu revoir tout dans tous les sens ... pour finalement décidé qu'on ferait la réunion sans lui. Travailler pour rien est toujours un plaisir.
Là dessus, je m'aperçois qu'une partie de mes fichiers mis sur un Cloud ont disparu ... c'est dommage, il fallait que je les utilise pour rendre des prévisions financières.
Non non, ce n'est pas encore assez ...

Ma mère m'appelle ensuite, avec une voix assez blanche, pour m'expliquer que mon père a fait un malaise hier soir à la suite des pépins de santé que je suis avec attention depuis dimanche [lorsqu'elle m'a appelé depuis les urgences]. Des propos assez contradictoires pour finalement me dire que cela va mieux mais qu'il a désormais des traces de sang dans les urines. Je raccroche après avoir essayé de la rassurer ...
Là dessus, Zolimari commence à élever la voix [je crois avoir déjà expliqué comme je déteste les gens qui crient] en me disant qu'il ne comprend pas pourquoi il ne va pas voir un autre médecin, qu'il a cherché et qu'il a trouvé des rendez-vous. Je m'effondre ... il s'excuse et appelle ma mère en me disant qu'il va gérer.
Fini ? Bah non penses-tu ...

Quelques secondes après, ma chef m'appelle pour m'expliquer qu'elle n'a pas vu passer un e-mail que je devais faire sur la base de données comptables que je n'ai pas. Je lui rappelle que je suis tributaire du fait qu'on me donne des infos pour construire des résultats, elle m'explique alors qu'on s'était mis d'accord jeudi dernier sur le fait que je construisais une alternative, je lui rappelle que oui je devais le faire sous réserve qu'on me donne des infos que je n'ai pas reçu nonobstant le fait que j'ai relancé trois fois. "Mais si, tu te souviens, on a dit que tu faisais comme ci et comme ça" me lance-t-elle ... je lui réponds que non, je ne m'en souviens pas et je lui rappelle ce dont nous avions convenu. Voyant que le coup de bluff ne passe pas, elle me dit qu'on va le faire tout de suite. En cinq minutes c'est fait puis elle passe sur un autre dossier en m'expliquant qu'on attend des chiffres et qu'elle ne comprend pas pourquoi on ne les a pas. Je lui rappelle que je ne suis pas dans le dossier, qu'on a reçu quelque chose hier soir après 18h. "Ah tu ne l'as pas lu ?" s'interroge-t-elle ... "Bah non, pas trop eu le temps tu sais !" je lui réponds du tac-au-tac.
Et cela a continué comme ça, jusqu'à 12h45 quand Zolimari m'a indiqué qu'il serait plus riasonnable d'arrêter un peu et de venir me restaurer.
Je n'ai pu prendre ma douche qu'après ...

Si tu ajoutes à cela une nuit passée à l'asile de fou [après qu'on m'ait jeté des araignées sur le visage la nuit précédente, que j'ai été accusé de meurtre la nuit d'avant et j'en passe], pas de doute : je suis en pleine forme.

Tto, exhausted