Naufrage annoncéIl est certain que si tu viens [moins quand je regarde les chiffres de ces derniers jours, mais à cela rien d'étonnant] ici pour combattre la morosité résultant d'un mois de novembre précoce, tu t'exposes à être bien déçu.

Tout est gris, tout est moche, mouillé et froid ? Tu as donc de la chance parce que moi, je m'enfonce toujours plus loin dans la vase d'un marais asphyxiant en me donnant, vainement, du courage alors que dans le fond rien n'est moins insupportable.

Voilà donc une semaine tout pile que j'ai craqué. A l'heure où j'écris ces lignes, j'étais en pleurs devant une chef mortifiée et profondément touchée. Depuis, la charge mentale a diminué pour mieux revenir à chaque sollicitation, à chaque épreuve et la journée d'hier n'en a pas manqué.

Déjà installé à mon bureau à 07h21, je ne suis retourné dans ma voiture pour enfin rentrer chez moi qu'à 20h47 ... le temps de rentrer et de s'aligner le bataillon d'abrutis qui circulent [mal], je ne me suis assis dans mon canapé aux côtés de mon Zolimari sidéré qu'à 21h26. Entretemps, j'ai assumé cinq réunions dont une réunion stratégique censée commencer à 18h30 pour s'achever à 19h30 et qui s'est donc prolongée jusqu'à 20h40.

"Quelle poisse" m'a lancé Zolimari pour me témoigner du fait qu'il partageait mon désarroi ... heureusement qu'il est là. Je pense qu'en réalité, il n'est plus question de poisse mais probablement d'acharnement. Oh pas que du boulot, le mien aussi à m'infliger des choses comme celles-ci. La tourmente est telle que je pense qu'il n'y a plus que les nerfs qui me portent ... à l'image d'un coq à qui l'on aurait coupé la tête mais qui continue à courir dans la basse-cour frénétiquement. Il y a vraiment de cela ...

C'est peut-être ça ma vie, ma vie dans ce nouveau monde qui devait tout changer et permettre de se réinventer. 2020 m'aura bien gâté et j'ai bien compris que le festin n'est pas terminé ...

Tto, qui prend l'eau