Le mot du premierAh la belle gageure que de s'infliger un mot tarabiscoté à employer dans le billet du lendemain en sollicitant l'esprit pervers et diabolique du lecteur le plus rapide désireux de me plonger dans un embarras certain !! Il faut dire que cela relève du challenge qui pimente l'habitué à l'exercice d'écriture que je suis et surtout, cela me démontre que ma langue est finalement assez agile [pour le plus grand bonheur de ...].

Mais comme à chaque fois, je redoute le dictionnaire de termes mythologiques scandinaves, le champ lexical de la sidérurgie ou l'anthologie des animaux exotiques dont on ne parle jamais. Clairement mon taux d'HEMATOCRITE bondit lorsque j'envisage qu'il va falloir danser la MAZURKA avec la syntaxe ou le fil de ce que je te raconte ! Je m'inquiète que tu me sortes un mot pas pensable de derrière tes RHODODENDRONS pour me coller par terre ... jusqu'à ce que, dans ma tête de vieux limier de l'exercice tel le TYRANNOSAURUS moyen, la CLARINE sonne enfin et que mon esprit NITESCENT fasse encorte la preuve de mon astuce [ou de ma rouerie] puisque je vais encore réussir à caser aussi naturellement qu'une GALETTE dans une crêperie l'affreux vocable dont il s'agissait. Là, sur mon corps presque CALLIPYGE [oui oui, on y croit], les effets GENESIQUES d'un tel succès pourraient presque tenir lieu d'AA mais je sais me contenir même si mes RUTABAGAS dont le vrai nom rime avec FENOUIL pourraient bien se charger de nectar du fait de cette satisfaction jouissive ... 

Parfois, je me dis que je vais m'amuser un peu à travestir les mots, à écrire sur un truc gay en utilisant HOUMOS à la place de "homos" mais forcément, je crains qu'une chose : ton sermont en APOSTASIE des règles du jeu que j'ai moi-même créé, ton réquisitoire prononçant la condamnation de ma manoeuvre, si ANTICONSTITUTIONNELLEMENT inacceptable. Tu serais capable de m'attraire devant les juridictions martiales d'un KOMINTERN de ton cru et prononcer pour sanction le fait de dévoiler enfin mon mât de COCAGNE à tous, dépuis le temps qu'on en parle !

Par le passé, les champs lexicaux n'étaient pas aussi végétaux et alimentaires vois-tu ... Le dictionnaire médical, dans lequel il a quand même fallu que j'aille rechercher la définition exacte de PSEUDOHYPOPARATHYROÏDISME, est un classique du genre, aussi attendu qu'une blague sur les FLATULENCES peut l'être d'un sketch de Jean-Marie Bigard, c'est te dire ! Parce que non, je ne connais pas tous les mots encore proposés à l'occasion de cette session. Mon esprit NYCTALOPE et peu sujet à l'OSTRACISME a quand même quelques limites dont celle d'une connaissance linguistique nécessairement limitée. Attention, je ne suis pas atteint d'une SYPHILIS lexicale non plus, mais en recevant certaines propositions, j'ai usé d'un réflexe de caractère CALFEUTRANT pour conjurer mon effrayante incurie ... en allant prestement m'instruire dans le plus proche dictionnaire dont je ne suis pas, de ce seul fait, la menace QUERCICOLE qu'un vulgaire parasite pourrait être au chêne. Dès lors, à l'instar de celui qui découvrirait un PALIMPSESTE, je me félicite du tour de force et, cette fois encore, je suis parvenu à placer les 26 mots en un seul texte ... ah non, il manquait encore POTIMARRON !

Tto, qui a toujours le dernier mot