mercredi 14 mars 2012
Les mots qu'il faut
Comme cela m'arrive quelques fois, j'ai eu dernièrement une conversation électronique avec un lecteur qui est un peu un sociétaire de cet endroit, un pilier ... un regard toujours présent même si les commentaires sont peu nombreux [ce n'est pas la quantité qui compte, je ne me lasserais jamais de le répéter].
La semaine dernière, tandis que j'étais célibataire, nous avons commencé à échanger et au détour d'une phrase, le jeune homme commence à m'expliquer qu'il est entrain de maturer tout un tas de choses parce que là, il faut que les choses changent.
C'est curieux mais j'ai senti que notre conversation de ce soir là allait avoir un relief particulier, comme cela arrive quelque fois où, sans détour ni complaisance, je lui pose des questions brutes [mais pas brutales], directes et aussi lourdes de conséquences.
Lui c'est qui ? C'est lui dont je te racontais ici la première rencontre qui remonte à plus de trois ans désormais [comme quoi, je suis un garçon fidèle]. C'est donc de Waquete qu'il s'agit et ma poiscaille préférée a commencé à me parler puisque je ne l'ai pas laché lorsqu'il m'a dit "des choses doivent changer" ...
C'est alors que j'ai repris mon baton de pèlerin, je l'ai bombardé de questions, j'ai dédramatisé tout un tas de choses [oui parce que finalement, avec Waquete, nous parlons très peu voire pas du tout de trucs vaguement coquins ... par timidité respective je pense]. et puis, à ma grande surprise, nous avons progressé, il a laissé tomber le masque, progressivement, doucement.
Moi, j'ai une grande tendresse pour Waquete. Nous avons le même humour, nous avons des références communes très nombreuses, nous avons aussi la même vision des choses sur beaucoup de choses et j'ai surtout envie de l'aider parce que je sais où il est et que j'ai compris dès le premier soir dont je parlais là tous les tourments intérieurs qui étaient les siens.
Plusieurs fois, nous avons parlé, profondément ... Plusieurs fois, il a tenté l'esquive [comme si cela pouvait marche avec moi ... franchement], il a fait l'innocent, il a feint de ne pas comprendre ... Hélas, je ne me décourage pas surtout parce que je sais que la fuite est la pire des solutions, le plus pervers des remèdes. C'est aussi pour cela que j'ai tenu à lui montrer que j'étais présent quand il eût à affronter une peine de coeur l'année dernière. C'est pour cela que cela m'a touché à chaque fois qu'il m'a envoyé un petit message ces derniers mois. C'est pour cela que la semaine dernière, j'ai décidé de profiter du créneau qui m'était offert pour le coincer pour son bien.
Alors, il s'est déboutonné ... il a sorti des choses qui devaient être douloureuses mais dont je sais qu'une fois qu'on les a verbalisées font moins mal, sont moins difficiles à vivre ...
Au détour d'une phrase, il m'a fait une très belle déclaration d'amitié profonde, comme celles que j'aime quand elles viennent de certains lecteurs que j'apprécie beaucoup. La magie d'UNE VIE DE TTO, ce n'est finalement pas de te parler de moi continuellement comme si ma vie était passionnante. La magie de cet endroit, c'est de trouver des instants comme ça où l'on se dit que tout désincarné que soit le lien qui m'unit à toi lecteur, il y a parfois autre chose qui est plus riche que ce qui me rapproche de certains et certaines que je connais depuis plus longtemps. Bah oui ... le propre de cette aventure est de m'avoir fait connaître des personnes que j'ai aidé, que j'aide et qui m'ont aidé et m'aideront encore ...
Waquete fait partie de ceux qui ont une place différente, au même titre que Mémé, Benjamin ou quelques autres. Il suffit de deux mains pour compter ces perles rares à qui je dois ces témoignages rares d'une amitié solide. J'ai rapidement compris que l'exercice quotidien auquel je sacrifie ici a cette finalité : celle de toucher à l'essentiel. Certains persisteront à croire que je joue un personnage, que je romance tout, que je suis infecte de suffisance et d'arrogance ... Qu'importe : pour moi, les mots de Waquete la semaine dernière ont encore une fois sonné comme le cadeau qui me remplit de joie, celui d'un échange. Et comme en plus j'ai ressenti la sensation qu'il avançait vraiment [et qu'il me rendait en partie responsable de cet état du fait des nombreuses conversations que nous avons eu par le passé et ce soir là], je dois t'avouer, lecteur, que le cadeau n'en fut que plus savoureux.
Tto, qui ne s'en lassera jamais






















Je suis touché et presque coulé.
Merci Tto, prioprio du blog au fond "Bleu comme ça"®