Docteur_LOVECoucou, j'ai une question pour le docteur qui exerce sur ton blog. Question qui restera anonyme évidemment alors disons que "j'ai un copain qui m'a dit ..." ;-) Je n'ai pas un "monstre" entre les jambes, mais je pense me défendre avec un honnête 17cm les grands jours. Admettons que ce weekend j'étais un peu fatigué et que ma performance n'ait atteint qu'un 16, cela reste dans le haut de la moyenne et pourtant lors d'une pénétration je me sens toujours "court", physiquement (parce que dans la tête je la trouve très bien niveau taille). L'impression que c'est toujours à la limite de sortir, pas vraiment de liberté dans le va et vient.
Tu vas peut être me dire que c'est mon partenaire qui a de grosses fesses mais bon, j'en ai quand même eu quelques uns et je ne pense pas que ce soit le cas pour chacun. Ensuite il ya peut être la position. C'est vrai que je n'essaye pas les 69 positions du kamasutra à chaque fois. Donne moi ton point de vue et des conseils :-) Ano Nyme

La question de Ano Nyme mérite que l'on s'y attarde parce qu'elle est sous-jacente à d'autres auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de répondre dans cette rubrique, savoir la longueur idéale du membre viril en érection de façon à dispenser le plaisir nécessaire afin d'atteindre le statut d'amant renommé.

Ayant déjà eu l'occasion de le rappeler et au risque de la redite à toutes fins utiles, les plus longs sexes ne sont pas ceux qui dispensent le maximum de plaisir, ne serait-ce parce que leur longueur n'est pas forcément compatible avec une érection de qualité. Au surplus, le prisme par lequel il faudrait envisager la notion de plaisir ne serait alors que quantitative et obligerait ainsi à n'envisager l'acte sexuel comme simplement un forage par lequel le maximum de profondeur engendrerait le maximum de plaisir. Or ce n'est pas le cas ...

Le plaisir d'un coït suppose certes un attribut pénétrant d'une longueur respectable mais trop serait finalement contre-productif dans la mesure où le plaisir vient certes de la pénétration mais aussi de la friction du membre sur les terminaisons nerveuses de l'orifice pénétré. En d'autres termes, qu'il s'agisse d'un vagin ou de l'anus (dans le cadre d'une relation homo ou hétérosexuelle), la longueur ne change pas grand chose et c'est bien souvent la régularité, l'angle et l'intensité de la pénétration qui provoquera le plaisir.

Rappelons également qu'un sexe en érection de 17 cm est une longueur tout à fait respectable et même supérieure à la moyenne constatée, la moyenne étant située juste en dessous des 15 cm.

Cependant, "se sentir court" trouve probablement son explication autre part puisqu'il n'y a rien de physiologique qui expliquerait un tel sentiment. Les fesses des partenaires sont, peut-être exceptionnellement, une explication mais je ne pense pas qu'il puisse sérieusement être conclu que ce complexe d'infériorité en résulte. Plus probablement, on dénombre depuis le milieu des années 80 de nombreux sujets qui se plaignent d'un sexe en érection qui serait trop petit. On a finalement rapproché un tel état de fait de l'explosion de l'industrie pornographique qui projette, "longueur" de films, des attributs de dimension supérieure lesquels, à force de répétition, induisent en erreur en instillant l'idée qu'ils seraient la norme (ce qu'il ne sont évidemment pas puisque les acteurs sont sélectionnés en partie sur ce critère).

L'impression de sortir de l'orifice pénétré ne semble être qu'une impression sinon, j'imagine que Ano Nyme aurait expliqué que cela serait déjà arrivé. S'agissant de l'anus, le risque de "sortie" en question est faible surtout s'il s'agit des conséquences de la longueur de la verge en érection qui le pénêtre. La plupart du temps, les expulsions considérées procèdent seulement d'une érection défaillante qui, par contraction des muscles anaux, a pour conséquence d'éjecter le sexe pénétrant.

L'essntiel me semble être de lire que, cher Ano Nyme, tu sois pleinement satisfait de la longueur de ton sexe en érection, dont ladite longueur varie selon l'excitation et le contexte. Il n'est ainsi pas rare d'observer une amplitude de quelques centimètres. Cela étant et pour dissiper la sensation d'infériorité, il est clair que certaines positions sont plus propices à éviter le complexe considéré. La position du missionnaire n'est pas forcément la plus indiquée en ce qu'elle force (surtout dans un rapport homosexuel) à une cambrure des deux partenaires. La levrette ainsi que toute autre position qui permettra un large mouvement de pénétration sont certainement à privilégier. On indiquera enfin que la position par laquelle le/la partenaire s'asseoit sur le membre de l'homme sont parfaitement indiquée pour pallier le risque.

Le Docteur Love a toujours réponse à tout ...