une vie de tto

une vie de tto, chroniques nombrilistes d'un trentenaire metrosexuel

Baseline

dimanche 30 novembre 2008

Règle 1 : On est toujours trahi que par les siens

Le_ons_de_t_n_bresUn mercredi matin, presque comme les autres. L’atmosphère est acre, lourde et vérifie cette empirique constatation que chacun a fait : il y a toujours un peu de calme avant la tempête. Dehors, le soleil brille. Mon frère est entrain de jouer, mes parents se sont isolés. Des affaires de grandes personnes … des sujets tellement importants qu’ils méritent forcément d’y adjoindre une gravité sur-jouée.

Je me souviendrais toute ma vie de ces minutes. Elles ont déterminé tout le reste.
Une porte claque. Des pleurs rauques, des cris stridents. En bas, deux enfants se regardent avec incrédulité … Mon frère et moi sommes finalement étonnés sans l’être vraiment.
Chaque seconde pèse et passe avec la lenteur sadique qui les fait devenir presque éternelles. Chaque grain de sable du sablier s’écrase avec lourdeur … les battements de mon cœur s’entendent davantage … la pression se fait plus étouffante.
Il va forcément se passer quelque chose …

Mon père descend les escaliers. Il est anormalement chargé. Ce sac bourré, ce sac qui dégueule de certaines de ses affaires que je reconnais … mais que se passe-t-il ?
Ma mère le suit, hagarde, fébrile, bouleversée … jouant de tout ce que le désespoir offre pour arracher une clémence, un répit … une sorte de « encore deux minutes Monsieur le Bourreau, laissez-moi encore quelques instants ». Un refus obstiné de la capitulation devant l’impensable pourtant inéluctable …

Oui, encore quelques minutes Monsieur le Bourreau. Dans une poignée de minutes, je vais perdre mon enfance, mes rêves, ma vie innocente si calme et douce, mes illusions naïves. Dans quelques instants, c’est à un douloureux voyage que je suis convié de force.
Ils s’enferment dans la cuisine. Celle-ci est tellement mal insonorisée que l’on entend tout, comme si l’on était dans le placard du bas. Je distingue aisément la douleur, la brutalité, la souffrance, les déchirures. J’assiste, avec stupeur et par cloison interposée, au naufrage inexorable.

Par réflexe, je m’éloigne. Mon frère est resté dans la salle à manger, il est devant la télé. Moi, je trouve refuge dans le couloir de l’entrée, une sorte de corridor très haut de plafond, sombre … crépusculaire. Les carreaux en terre cuite du sol sont froids. Les sanglots redoublent, la porte s’ouvre.

Il est 11h30 et quelques poussières. Mon père passe devant moi. Il me regarde. Son visage est dur, fermé. Ses yeux n’offrent plus aucune tendresse, même à moi son fils qui n’y est pourtant pour rien.
« Je m’en vais. Je reviendrai peut-être vous voir de temps en temps. Si tu tiens le coup, tant mieux pour vous. Sinon, vous êtes foutus. Moi, je m’en vais. »
Il se tourne. Ma mère hurle derrière moi, s’effondre de chagrin sur le sol froid, mon frère est sur le pas de la porte du salon, incrédule. Je suis figé, atterré et je le regarde partir, pétrifié par ce que je viens d’entendre.
Le temps pour lui de prononcer les paroles assassines que tu viens de lire, j’ai changé de vie … Je ne suis plus le petit garçon d’il y a moins d’une minute. Plus effroyable que dans n’importe quel conte de fées diabolique, je viens de grandir d’un coup. Mon père vient de démissionner avec la lâcheté égoïste la plus abjecte et la plus impardonnable.
Je suis le récipiendaire du gouvernail d’un bateau ivre qui coule, ma famille ou ce qu’il en reste. Par élimination, c’est donc moi à qui il revient d’éviter l’immanquable naufrage que deux adultes aveuglés par la rancœur auront provoqué. Moi, que rien ne devait autoriser à cela, moi qui n’aie rien demandé même pas à jouer un quelconque rôle de cette pièce sinistre et obscène qui ne peut concerner un jeune garçon qui n’a pas encore soufflé la dixième bougie de son gâteau d’anniversaire …

Dans quelques minutes, il sera midi. Mon enfance est terminée. Je suis déjà un adulte sans m’en rendre compte, sans disposer des défenses accompagnant une telle position. Mon calvaire commence. Le chemin de croix sera pénible.
Je viens de recevoir mon premier commandement : on est toujours trahi que par les siens.

Posté par tto2706 à 09:20 - Leçons de ténèbres - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 29 novembre 2008

Salut les p'tits clous !

salut_les_ptits_clousAprès le méga tube de la semaine passée [que si tu l'as loupé, je ne peux que trop t'encourager à aller le ré-écouter tellement c'est grandiose, ici], retour aux fondamentals ... euh tto ... euh fondamentaux de cette rubrique qui confine à l'essentiel [qui n'est pas forcément dans Lactel] ... de la zizic comme on l'aime et qui sent bon le renfermé des souvenirs d'une époque révolue ... arf ... faut que j'arrête sinon on va encore tous pleurer !

Direction le pays des cheveux permanentés, avec dou voloum' boucoup dé voloum ... et une voix à la Bonnie Tyler sauf que là, c'est un garçon qui contrairement à son nom ne passe pas sa vie dans les gronavions. Si avec tout ça, tu n'as pas déjà deviné de qui il s'agit, moi ... je ne vois plus qu'une solution .... [non non non, n'espère pas que je te dise que je vais me faire moine ou que j'accepte de descendre les Champs-Elysées déguisé en Yvette Horner ... et puis quoi encore ?] ... la seule solution, c'est que tu lances la chanson du jour ...

Posté par tto2706 à 08:38 - Salut les p'tits clous - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 28 novembre 2008

Mais depuis le temps que je te le dis : le père Noël n'existe pas !

Les fins d'années ont toujours été difficiles ... celle-ci ne déroge pas à la règle et elle la confirme au plus haut point. C'est bien simple, je crois que ça n'a jamais été pire !

Et comme de bien entendu, faut envisager de préparer les "fêtes". Et là, déjà que d'ordinaire ça me gonfle ... là ça m'est super difficile. Alors bon ... comme je ne suis pas garçon à esquiver et que la vie continue, tu veux une liste ... ben la voila cette liste :

- une lobotomie [comme ça, j'éviterai de continuer à penser trop à tout ça et ce sera finalement pas plus mal]
- un container de boites de kleenex [on ne sait jamais ... y a des dates difficiles qui vont se représenter et là, va falloir que je sois équipé]
- un peu de soleil dans le lugubre panorama duquel je ne sors plus [oui alors pas trop quand même parce que sinon, j'vais en perdre 3 dixièmes à chaque oeil d'un coup]
- un peu de chirurgie esthétique ... histoire d'effacer un peu ces cernes consécutives aux nuits difficiles [bon, ça va ... j'ai pas encore toutes les valises d'un car de jap' venus visiter la Tour Eiffel non plus ...]
- une gomme magique pour effacer tous les souvenirs pas glop qui me reviennent en boucle [ce qui ne sert à rien ... allez, on se casse les méchants souvenirs]
- ta présence réaffirmée ici ... parce que bon, oui, j'ai besoin de toi, lecteur de mon coeur

Plus sérieusement ? Ben écoute mon chéri ... c'est vraiment en toute franchise que je puis te le dire avec la plus virile honnêteté et la plus vive intégrité : je n'ai pas besoin de grand chose sauf ... mais à l'impossible nul n'est tenu, même toi.

Tto, qui va encore penser que le Père Noël est une ordure

Posté par tto2706 à 09:10 - Ruine de l'âme - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 27 novembre 2008

La débacle des sentiments ... (la suite)

nombril2Alors voila ... J'vais pas te mentir, la journée va être dure. Ce soir, j'avais un concert ... Stanislas à l'Olympia et évidemment ... je n'y serai pas tout simplement parce que cela ne rimerait pas à grand chose dans le contexte actuel qui va probablement perdurer.

En fait, la vie c'est con parce que ça ne tient pas à grand chose d'être désespérement au fond du trou ou totalement heureux. Un seul être vous manque est tout est dépeuplé parait-il ... La formule est trop simpliste pour que j'y souscrive mais le manque est cruel, ça assurément.

Alors donc, ce soir ... pour ne pas errer chez moi, je vais aller au cinéma et essayer d'aller voir un film qui me déride un peu et pourtant, lecteur, j'en ai pas envie du tout du tout.

Ouais, c'est con la vie. C'est con de se dire qu'il faudrait juste un petit truc pour que tout se décoince. C'est con de se dire que tout ça, dont avec prétention je me sentais tellement à l'abri boursoufflé par mon assurance, ça me fout par terre bien comme il faut.

Outre une ligne fantastique [j'ai perdu au moins 7 kg ... ouais, je sais, ça devient inquiétant], tout n'est qu'inconvénients et souffrances. Et tu sais quoi ? J'en ai plein le cul de me dire que mon plus fidèle compagnon demeure un kleenex. Pourtant, avec le temps, ça s'arrangera ... ou pas.

Laisser du temps au temps ... c'est soit renoncer doucement ou perdre à petit feu. Bien sur, c'est aussi le deal, le pacte que j'ai noué avec moi-même, la seule chance imaginable d'un retour aux paradis perdus. Ce soir sonnera le choc de l'absence qui me pulverisera encore et encore, démolira encore tout ce qui tient fébrilement debout, anéantira ce qui avait échappé à la dévastation. Mais ce soir est un passage nécessaire parce que cela fait partie du chemin difficile, ce calvaire duquel la lumière de ma vérité personnelle finira bien par sortir. Ce soir, je vais m'endormir en pleurant ma douleur insupportable, stèle funèbre de cette désolante issue pourtant inéluctable au sujet de laquelle je n'ai pas pris la précaution de me protéger assez, heureusement ... sinon je n'en aurais pas autant profité et alors mes regrets auraient été éternels.

Tto, un genou à terre

Posté par tto2706 à 08:09 - Cogito ergo sum - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 26 novembre 2008

Elle, c'est Clara ... rien à voir à William !

Allez hop ... Comme d'hab', on va parler d'un truc totalement pas essentiel, même à la limite du totalement "on s'en bat les c... cartes ? non ..."

Donc ... d'abord tu lances la zizic là tout de suite et après, on parle !

L'idée c'est quoi ? J'vais faire ma nanaze et je vais te parler d'une série télé ! Ouais, je sais ... soit je vieillis, soit je me crétinise, soit je n'ai rien d'autre à te raconter ... Ben c'est un peu de tout ça sauf que le dernier, non.

J'vais te parler d'une fille, trentenaire jusqu'au bout des ongles ... tellement trentenaire que ça n'en peut plus. J'vais te parler d'un mec qui aime les mecs et qui se perd dans toutes ces rencontres aux intérêts contradictoires. J'vais te parler d'un garçon qui aime butiner et finalement se demande si le bonheur c'était pas aussi simple que ça ... Et c'est la vie de ces trois zigotos que la série en question suit. Clara Sheller, c'est bien cela.

Clara_Sheller_2Dieu sait que je fais une Frédéric Diefenthalite, mais la première saison était géniale. Légère, drole, enlevée et surtout décomplexée ... et moi, j'adoooooooore les séries décomplexées. Pas comme ces conneries de Dr Bouze et autres experts de la lost-attitude ... Là, un petit vent tout frais que j'avais bien aimé. Alors quand France 2 a décidé de mettre en branle la saison 2 avec, par la force des chose, un autre casting ... ben moi, je me suis dit : "ben carrément ouais !!!!" [oui, je sais, des fois, ça fait bizarre ... mais je te rassure : on s'habitue].

Alors mercredi dernier, j'ai échoué sur mon canapé d'angle préféré [pas dur, c'est le seul] et j'ai mis tout plein de temps de cerveau disponible à ma tévévision en regardant les nouvelles conneries de Clara maintenant incarnée par Zoé Felix. Alors oui, je te le dis tout de suite : je suis d'accord, Zoé Felix en fait des tonnes avec ses mimiques, on a du mal à accrocher avec les nouveaux qui prennent la suite [t'avais remarqué que Jipé est incarné aujourd'hui par celui qui faisait le brésilien horripilant d'Universal mobile ?] ... mais c'est toujours aussi rigolo et marrant. Et puis surtout, ce sont des histoires simples ... enfin ... simples, disons que pour une fois, t'as pas un toubib névrosé qui te bassine avec son nombril, une tripotée de connards perdus sur une ile ou alors un escadron de scientifiques paumés dans une unité criminelle qui se demande si le sperme retrouvé sur la victime était à un homme ou une femme ... Oui, en gros, Clara Sheller, ça parle de trentenaires un peu perdus dans leurs vies ... et ça, que veux-tu, moi ça me parle !

Ce soir donc ... France 2 te convie à la suite et la semaine prochaine, ce sera déjà fini. Et puis moi, j'aime bien ces comédies dites de moeurs ... tu sais quoi, cette fraicheur me plait !! Et voila ... En route pour la troisième saison ... et là, furieusement, je me dis qu'avec toi lecteur à l'inestimable valeur on a de quoi faire au moins 48 saisons de Clara Sheller, certes un peu plus transgressives encore que ! Tu rigoles ? Mais non, je me vois bien là dedans et en plus, j'ai déjà fait mon casting dis donc ...

Et encore je ne te parle pas de mon adoration pour "Will & Grace" ...

Tto, happy boy de revoir Clara

Posté par tto2706 à 08:42 - Une époque formidable - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 25 novembre 2008

Filaine teumuézelle

TCHI_TCHAvilaineQuand t'en as un peu marre, qu'un peu d'air t'est finalement nécessaire ... faut aller voir un piti film tout cool qui prendpas la tête et que tu sens qu'il va être sympa. [ouais, avé la syntaxe ce serait bien mieux ... mais là ... que veux-tu ...]

"Vilaine", le bouche à oreille m'en avait donné l'envie, la bande-annonce aussi et l'idée de voir un film français pareillement. En deux temps, trois mouvements ... ton tto se dirigea donc dans une salle de cinoche pour aller voir tout ça ...

Alors bon ... ça fait un peu cheap, un peu film qui n'a pas eu spécialement autant de budget que nécessaire [notamment pour finir d'écrire le scénario], un peu film dans lequel on essaye d'éprouver de nouvelles têtes ... bref, passé cette impression pas forcément rassurante renforcée par la façon de filmer et la lumière très film de télévision M6 du mercredi soir ... ben, t'as que des bonnes surprises !

Les dialogues sont rigolos voire droles ...
Le jeu des comédiens est tout génial pour certains même si mon honnêteté m'oblige à te préciser que certains sont assez insupportables malgré tout.
Le scénario très dispersé et incohérent, finalement, tu t'en accomodes bien et tu finis par en prendre ton parti.
Des références subtiles à gauche et à droite sont toujours plaisantes ...
Marilou Berry est assez savoureuse même s'il faut définitivement qu'elle arrive à s'émanciper de sa Môman à qui elle ressemble tellement tant dans la gestuelle que dans le phrasé ...
Et puis tu verras ... la mémé qui se fait éjecter parce qu'elle est derrière une porte d'église ... c'est con, mais moi, ça me fait marrer !

Au final, un peu plus de 90 minutes avec des longueurs inévitables, des envies d'insister sur autre chose de temps en temps mais une sacrée satisfaction de se dire que ça fait du bien !

Tto, vilain ... mais garçon lui

L'HISTOIRE : Mélanie est une fille trop gentille. Sa mère, son patron, ses copines, sa voisine et même le chien de sa voisine le savent... et en profitent.
Un jour, suite à une ultime humiliation, Mélanie décide de changer. Désormais elle va se venger de tout ceux qui lui ont pourri la vie.
Sauf que la méchanceté, ça ne s'apprend pas en deux jours, surtout quand on a été une gentille fille toute sa vie...

Posté par tto2706 à 09:08 - L'agenda curieux et séduisant - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

lundi 24 novembre 2008

Pingouin dans les champs, hiver méchant

Alors bon ... tu veux de l'introspectif ? Ben tu vas en avoir : aujourd'hui est le premier jour de la semaine d'un tto qui ressort à nouveau totalement décomposé de son wikende. C'est pas pour ça que je vais t'en faire une pendule mais bon ... l'attente et le manque, je ne gère pas ... définitivement pas. Une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ? Ben on lance un post-it !!!

POST_IT- J'avais failli mourir quand j'avais appris que Fogiel et Castaldi fils [oui, le Benjamin Castaldi aussi expressif qu'un mérou congelé dans un sac transparent de chez Picard] allaient monter sur les planches. Heureusement, depuis ... Fogiel est allé faire de la radio. Et ben ... ce wikende, j'ai appris que La Cage aux Folles allait revenir avec une nouvelle distribution ! Et je te le donne dans le mile ... Christian Clavier sera Albin [Michel Serrault] et Didier Bourdon sera Renato [Jean Poiret]. Et là, comment te dire ... la même absence que lorsque j'ai appris qu'Arthur montait sur scène ...

- Ca caille, non ? Ben moi, j'ai eu froid tout le wikende ...

- J'ai fait part à mon frangin de ma frustration de ne pas l'avoir senti si proche de moi que je l'avais envisagé. au moins c'est dit !

- Oh puis bon ... J'ai stressé comme un dingue tout le wikende pour une putain de réunion chez big boss ce matin, réunion au cours de laquelle il m'était promis [avec la grace de mes charmants collègues] de me faire étriller ... La réunion a eu lieu et figure-toi que je m'en suis sorti vachtement bien puisque big boss m'a même tapé sur l'épaule dis donc ... Ah la la, c'te coup de flippe ... Voila encore un coup de calgon évacué mais ça m'a pas aidé à me reposer moi ... En plus, j'étais au boulot à 7h du mat' moi ce matin ...

- J'me suis engueulé avec ma mère comme du poisson pourri ... comme d'hab' ? Ben oui ...

- Faut que je fasse ma liste de la Noïelle ... et ça, ça me gonfle ! Tu sais pas ce que je pourrais vouloir ? Non ? Moi non plus ...

Un peu de zizic ? T'as raison ... ça fait moins mal après ...

C'est tout.

Tto, en Monday position

Posté par tto2706 à 12:25 - Ruine de l'âme - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 23 novembre 2008

La première fois que ... ça cartoone !

1ERE_FOISQuand tu étais petit [tu n'étais pas grand ... certes], tu as certainement du avoir l'habitude de passer une partie de la soirée devant ta télé ?

Alors si tel était le cas, aujourd'hui, c'est séquence nostalgie dans la vie de tto [qui décidément carbure à la nostalgie en ce moment ... tellement étonnant !] ...  Alors euh, comment te dire : non, c'est pas le quart d'heure Benny Hill [non parce que je n'ignore pas qu'il y avait ça aussi le dimanche soir à la tévévision] mais bien une pastille cartoonesque.

Et quoi donc ? Ben, t'as le choix des personnages mais aujourd'hui, j'ai retrouvé un de mes préférés : Pépé le sconse !

Tto, fan

Posté par tto2706 à 09:28 - Une époque formidable - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 22 novembre 2008

Salut les p'tits clous !

salut_les_ptits_clousRingard_paradeUn samedi qui fera date, voila ce que les p'tits clous [après avoir failli trépasser] te réservent.Oui non mais parce bon ... y a quand même des fois où il faut y aller franco de chez franco [comme on dit en Galice ... ce jeu de mots est pour aficionado averti]. Et quoi de mieux que de te proposer the mega chanson de la life qui déchire le caleçon Coup de Coeur que ta tata t'a offert à Noël dernier, oui ... celui avec de grosses fraises bien rouges dessus et sur la ceinture marqué "Un vrai délice" ... [ben oui, ce caleçon, faut vraiment le déchirer là] ...

Alors ... attention : voici venir une spéciale master catégorie des p'tits clous, un truc qui ne pouvait se trouver qu'ici ... LA RINGARD PARADE !

Ecoute donc cela, et après ... tu me remercieras de t'avoir épargné depuis si longtemps ...

Posté par tto2706 à 09:38 - Salut les p'tits clous - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 21 novembre 2008

Je te le devais bien

« Tu sais qu’avec ta vie, tu as une matière fantastique pour écrie et partager des choses qu’on ne retrouvera pas ailleurs ». Je me souviens bien de cette phrase … Chrisse m’avait expliqué cela dans son resto préféré l’année dernière, en décembre … lors de notre première rencontre.

C’est vrai que j’ai une vie que je m’efforce de rendre drôle, amusante, peu sujette à la monotonie. Cela a le redoutable avantage de me faire vivre à 100 à l’heure. En revanche, des fois la machine se grippe … et des fois, elle cale.

Il y a une dizaine de jours, la machine en a pris plein son grade à telle enseigne que si tu m’as croisé, j’ai pu te paraitre méconnaissable au point qu’à tes yeux, j’ai pu paraitre très humain finalement. Loin de moi le bloc de granit inaltérable et ttotalement insubmersible. Comme promis, je n’y reviendrai plus.

Toutefois, tout cela a des conséquences et l’une de celles qui t’importent notamment concerne ma présence en cet endroit où tu viens me voir, lire patiemment mes âneries, partager un semblant de quelque chose qui fait qu’au gré des échanges je crois que l’on se connait un peu mieux même si … ce genre de relations sont imparfaites, j’en conviens. C’est néanmoins l’exercice auquel j’ai sacrifié avec passion.

Lundi,  je t’ai expliqué que je doute de la pertinence de maintenir l’existence de cette fenêtre. J’ai pris le temps d’y réfléchir. J’ai bien lu tout ce qui m’a été adressé à ce sujet (ce qui me permet de te remercier pour ton commentaire ou ton message). C’est en conscience et avec un peu de gravité que je vais te livrer ma décision en te l’expliquant au préalable.

A titre liminaire, je tiens à évacuer un truc : je n’ai pas lancé cette question pour recevoir des témoignages d’affection débordants et excessifs histoire de tirer sur une corde. L’idée n’a jamais été de faire de cette interrogation réelle un chantage affectif quel qu’il soit.

Arrêter ou pas … l’alternative est finalement assez simple et propre à beaucoup de choses. Arrêter pour faire quoi ? Continuer pour quoi faire ? Au-delà du caractère générique de la question, il y a une mise en balance d’intérêts et d’éléments pas forcément tous compatibles.

Tu m’auras beaucoup apporté au fil de ces années, ta présence et ton esprit m’ont ragaillardi plusieurs fois. J’ignorais que l’exercice narcissique consistant à écrire ce que l’on veut pouvait faire jaillir autant de générosité, d’échanges, de découvertes et aussi de gentillesse. Arrêter, je l’ai compris, c’est renoncer à cela.

Ecrire n’est pas un supplice, c’est même un plaisir. J’aime le verbe, les mots, je m’en amuse avec facétie et délectations. Ce besoin de m’exprimer par les lettres ne date pas d’hier et j’y avais trouvé, par ce biais, un exutoire fameux propre à répondre à mes envies. Arrêter, c’est malheureusement renoncer à cela.

Flatteur et enviable qu’est le rôle du bloggeur qui se croit vaguement influent parce qu’une grosse centaine d’aficionados viennent lire ce qui se passe par ici tous les jours. Pour un nombriliste comme moi, tu imagines bien que cette méthadone n’est pas neutre et présente les caractéristiques de l’addiction. En conséquence, arrêter c’est renoncer à cela.

La liberté et la tribune que cet endroit m’offrait, voila bien ce vent d’air frais que je souhaite à tout le monde et qui autorise à partager des goûts, des avis, des envies. Donner, c’est finalement tellement important même quand on est un invétéré garçon centré sur lui-même. Mais là encore, arrêter c’est renoncer à cela.

Te séduire. Mon ambition fut aussi celle-ci. Lecteur qui rit n’est pas forcément à moitié dans mon lit, Dieu merci. Pourtant, te plaire et te donner envie de revenir me voir, voila aussi ce qui m’a plu et m’a guidé sans tomber dans le travers pourtant humain de vouloir verser dans le racolage et la facilité. Arrêter, c’est également renoncer à cela.

Te livrer, chaque jour, un petit billet n’était pas du tout handicapant. Juste qu’il fallait s’organiser et, en définitive, cela me donnait la force de trouver des idées de sujets, de concours, de titres ... Jamais cet endroit n’a parasité ma vie. Au contraire, il m’a permis de l’enrichir. Et arrêter, c’est aussi renoncer à cela.

Et puis, il y a toi. Toi qui a eu la curiosité de venir, de te dévoiler un peu, de me faire rire, de m’émouvoir, de me faire partager un bout de ta vie … Toi qui aime aussi celui que je suis, mon univers et mes obsessions, mes colères et mes joies, mon regard et mes mots. Il n’est jamais rien de définitif dans la vie, dans un sens comme dans les autres. Arrêter, c’est renoncer à toi et toi à faire sans moi.

Nonobstant, je déborde d’idées, d’envies et d’une multitude de pistes. Mais tout cela n’est-il pas dérisoire au regard de la désorientation profonde que j’affronte, dérisoire face au vertige du moment, dérisoire en considération de cette douleur dont j’ignore si elle saura se calmer un jour.

Depuis tout petit, j’ai fait miennes les dernières paroles d’Emilie Jolie : « Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve ». C’est tellement vrai. Cette règle m’a permis d’en passer des tempêtes, peut-être pires que celle-ci. Arrêter, c’est renoncer à tout ce que j’ai décrit plus haut et plein d’autres choses encore. Mais cet endroit n’est pas un rêve. C’est une réalité.

Arrêter, c’est donner une cohérence au discours. Arrêter, c’est tourner la page. Arrêter, c’est de façon inédite rendre les armes.
Arrêter, c’est stopper et laisser mourir.

Oui … finalement, arrêter c’est renoncer. Or je ne renonce jamais.

Posté par tto2706 à 07:00 - Cogito ergo sum - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1  2  3   Page suivante »