nombril2Alors voila ... J'vais pas te mentir, la journée va être dure. Ce soir, j'avais un concert ... Stanislas à l'Olympia et évidemment ... je n'y serai pas tout simplement parce que cela ne rimerait pas à grand chose dans le contexte actuel qui va probablement perdurer.

En fait, la vie c'est con parce que ça ne tient pas à grand chose d'être désespérement au fond du trou ou totalement heureux. Un seul être vous manque est tout est dépeuplé parait-il ... La formule est trop simpliste pour que j'y souscrive mais le manque est cruel, ça assurément.

Alors donc, ce soir ... pour ne pas errer chez moi, je vais aller au cinéma et essayer d'aller voir un film qui me déride un peu et pourtant, lecteur, j'en ai pas envie du tout du tout.

Ouais, c'est con la vie. C'est con de se dire qu'il faudrait juste un petit truc pour que tout se décoince. C'est con de se dire que tout ça, dont avec prétention je me sentais tellement à l'abri boursoufflé par mon assurance, ça me fout par terre bien comme il faut.

Outre une ligne fantastique [j'ai perdu au moins 7 kg ... ouais, je sais, ça devient inquiétant], tout n'est qu'inconvénients et souffrances. Et tu sais quoi ? J'en ai plein le cul de me dire que mon plus fidèle compagnon demeure un kleenex. Pourtant, avec le temps, ça s'arrangera ... ou pas.

Laisser du temps au temps ... c'est soit renoncer doucement ou perdre à petit feu. Bien sur, c'est aussi le deal, le pacte que j'ai noué avec moi-même, la seule chance imaginable d'un retour aux paradis perdus. Ce soir sonnera le choc de l'absence qui me pulverisera encore et encore, démolira encore tout ce qui tient fébrilement debout, anéantira ce qui avait échappé à la dévastation. Mais ce soir est un passage nécessaire parce que cela fait partie du chemin difficile, ce calvaire duquel la lumière de ma vérité personnelle finira bien par sortir. Ce soir, je vais m'endormir en pleurant ma douleur insupportable, stèle funèbre de cette désolante issue pourtant inéluctable au sujet de laquelle je n'ai pas pris la précaution de me protéger assez, heureusement ... sinon je n'en aurais pas autant profité et alors mes regrets auraient été éternels.

Tto, un genou à terre